<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492</id><updated>2012-02-17T04:05:15.951+01:00</updated><title type='text'>Souvenancitude</title><subtitle type='html'>Subst. fém. 
Fait, action de se souvenir. Se promettre amitié et souvenancitude. 
Faculté de se souvenir, mémoire.
Se rappeler à l'aimable souvenancitude de quelqu'un. 
Ce qui est inscrit dans la mémoire; ce dont on se souvient. 
Évocation des souvenirs. 
Ce qui suscite l'apparition du souvenir par une association mentale.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>32</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2481186557903241688</id><published>2007-07-30T05:56:00.000+02:00</published><updated>2007-09-19T21:44:57.875+02:00</updated><title type='text'>1967 - janvier - Ecole d'Artemare</title><content type='html'>&lt;a href="http://voyeaud.org/Travaux/Livres/Challes/fusilles/fuspho02.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 248px; CURSOR: hand; HEIGHT: 166px" height="178" alt="" src="http://voyeaud.org/Travaux/Livres/Challes/fusilles/fuspho02.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Mon père part aux Etats Unis. Ma mére en stage à Paris. Mon frère et moi somme placés pour ce trimestre dans un home d'enfant dans l'Ain entre deux massif du Jura : Le Domaine du Flon. Pourquoi là ? Pourquoi pas ailleurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons à l'école d'Artemare. Un vallon nous en sépare. Nous y descendons pà travers champ puis remontons par la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est encore l'hiver. Les prés enneigés. Les descentes en "luge sur cartable". C'est aussi bientôt les premières fleurs de printemps. Les amourettes. La soeur de &lt;strong&gt;Geneviève Maheux &lt;/strong&gt;dont le prénom m'échappe. Les parties de cache-cache à deux dans les silos de blé. Les foudres vides. L'odeur du souffre (au sens propre !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviensd'un garçon de ferme, un peu inquiétant comme il se doit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens m'être cru "malin" en profitant du ralentissement d'une camionnette pour m'y accrocher et franchir la côte. Son accéllération me surpris. Je crains un trop grand risque. je lachais tout. Chute, bitume, gravillons, écorchures, déchirures. J'avais mal et n'étais pas fier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens vaguement d'une cours. Classique. Avec des marroniers, forcément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis les derniers "souvenirs d'enfance". Le porridge au chocolat dont je me délectais chaque matin. Etait-ce bien là ou plus loin en arrière. Le home de Saint Gervais un an auparavant ? &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2481186557903241688?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2481186557903241688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2481186557903241688' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2481186557903241688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2481186557903241688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/1967-avril-artemare.html' title='1967 - janvier - Ecole d&apos;Artemare'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-4668669447768747616</id><published>2007-07-30T05:50:00.000+02:00</published><updated>2007-09-21T08:56:56.889+02:00</updated><title type='text'>1967 - avril - Ecole de Rancon</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.survoldefrance.com/photos/miniatures/7661.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 214px; CURSOR: hand" height="154" alt="" src="http://www.survoldefrance.com/photos/miniatures/7661.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;En avril 67, je reviens dans cette petite école communale de Rancon, où j'avais commencé l'année, pour terminer mon CM2.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux classes contigües. L'une avec les CM1, CM2 et préparation au certificat d'étude. L'autre avec les CP, CE1 et CE2. L'une sous la houlette du maire, &lt;strong&gt;Monsieur Mondot&lt;/strong&gt;, l'autre de sa femme. C'est encore l'époque des plumes sergent major, des encriers en porcelaine que l'on remplit, des buvards, des pupitres en bois que l'on ponce chaque fin de trimestre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est encore l'époque des écoles de garçons sans filles. Elles, elles sont dans l'autre batiment, de l'autre coté de la rue. C'est là que nous allons déjeuner à la cantine. je m'y retrouve régulièrement assis devant une fille dont tous redoutent le regard. Elle louche. Pas d'une légère coqueterie non, totalement. au maximum. Il est impossible de se convaincre que c'est à vous qu'elle parle tant son regard se perd loin sur le coté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sous le préau qu'est stocké le bois de l'hiver pour les poëles des deux classes. Au fil de l'année, l'espace se libère pour nos parties de "balle au prisonnier".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans la cour qu'est garée la voiture de pompiers municipale. Chaque alerte est pour nous un joyeux evennement tant il nous distrait. Et c'est à ses cotés que nous jouons au "facteur", à la ronde du foulard. Et puis les billes. La férocité du terrain inégal, la supériorité du verre sur la terre cuite, l'immanente adresse de certains. Les calots reflétant nos yeux brillants de désir. Les poches qui se vident. Ou qui s'alourdissent à craquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis le ramassage scolaire en petit bus, parcourant les routes de campagne, délicieusement annulé les jours de trop fortes neige. Le rassemblement à l'orée du village dans la nuit finissante. Le klaxon qui vrombit dans l'exaspération des retardataires. Les rigolades et les tristesses qui s'entrechoquent sans pudeur dans le virages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bénéficiant du bagage culturel et social de ma famille, je suis, sans grand effort, un bon élève. Je soigne mes dessins de leçons de choses, mes illustrations de poésie, mes cartes de géographie. Sous la surveillance maternelle encore étroite, j'apprends par cœur mes résumés d'Histoire et mes Fables de la Fontaine. Deux béances pourtant se confirment cruellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis nul en orthographe. Gaucher contrarié pense-t-on. Soit. C'est encore une époque où l'on ne consulte pas un pédopsy pour si peu. On densifie les dictées. Je me souviens que j'y faisais largement plus de dix fautes majeures. Elles valaient un point chacune et j'avais toujours "0". J'en ai fait des dictées. A l'école,. A la maison. J'ai pourtant lu, j'ai beaucoup écrit. Et aujourd'hui encore il m'est impossible de produire un texte sans aucune erreur. Même après plusieurs lectures attentives, même quand l'enjeu est crucial pour moi et justifie la plus totale précaution. Toute ma vie, tous mes textes ont été truffées de fautes. Et il m'a fallu subir, toute ma vie, les observations amusées, aimables ou choquées, voire désobligeantes de tous mes lecteurs quels qu'ils soient. Je n'y ai jamais été indifférents mais je m'y suis habitué. Comme tout handicapé léger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je n'ai pas de mémoire. Je suis incapable de retenir quoi que soit naturellement. Et l'attention, l'effort soutenu, ne m'aident guère plus. Apprendre par cœur consiste pour moi à retenir ma respiration et à me lancer en apnée. Cela ne marche qu'une fois. Je n'ai jamais retenu aucune leçon, aucun nom, aucun prénom, aucun numéro de téléphone sans un long, très long apprentissage. J'ai passé toutes mes récréations du premier trimestre de CM2 contraint d'apprendre par cœur mes tables de multiplications. En vain. Désespéré, mon instituteur a cessé cette inutile sanction, ne comprenant pas pourquoi ce petit garçon qui réussissait sans effort tous les problèmes de baignoires et de trains sur lesquels suaient les plus grands, n'arrivait pas à dire combien font 6x7. Et je ne le sais toujours pas ! Comme je ne sais pas combien font 8x9 et d'autres encore. J'y pallie aisément : je calcule. Systématiquement. Et du coup je n'utilise jamais de machine aujourd'hui pour les opérations courantes....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas savoir (pouvoir ?) apprendre m'a contraint à tenter de comprendre. Avec célérité. A défaut de retenir les solutions on peut, grâce à cela, reconstituer les processus résolvants. C'est beaucoup plus long. Cela marche bien en primaire, fonctionne encore un peu en 6ème, en 5éme, beaucoup moins en 4ème et 3éme. En seconde on n'a toujours pas compris que l'on a jamais apprit à apprendre, à suivre une leçon, à rentrer dans le sillon. Et la déscolarisation devient quasi irréversible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai longtemps écrit à "&lt;strong&gt;Monsieur Mondot&lt;/strong&gt;". Je n'ai sans doute jamais connu son prénom. Il a quitté Rancon l'année suivante pour Couzeix où après quelques années ils ont pris leur retraite. Il est maintenat décédé. Mais il vit encore dans ma memoire comme tant d'instituteurs demeurent eternellement dans celle de leur élèves. Leurs fils s'appellait, je crois, &lt;strong&gt;Jean Pierre Mondot,&lt;/strong&gt; je ne suis pas certain de l'avoir croisé. Quoique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-4668669447768747616?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/4668669447768747616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=4668669447768747616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4668669447768747616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4668669447768747616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/rancon-1967.html' title='1967 - avril - Ecole de Rancon'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-1309950800354518294</id><published>2007-07-30T05:46:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:31:26.669+02:00</updated><title type='text'>1967 - juillet-aout - La Courcelle</title><content type='html'>Cet été là que fîs-je ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Abane et &lt;strong&gt;Hélène Dupuytisson&lt;/strong&gt; (17 juillet 55) vinrent passer quelques jours à La Courcelle. Evidemment, Olivier et moi fument amoureux de l'une et l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lettres d'Hélène me seront précieuses pendant les mois d'internat qui suivirent. Bouffées d'affection enfantines et promeses d'éternité ne resisteront pas bien sur, au trop long éloignement d'abord, aux chemins trop distincts ensuites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur usure témoigne encore que de toutes celles reçues, elles furent les plus lues et relues.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-1309950800354518294?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/1309950800354518294/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=1309950800354518294' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1309950800354518294'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1309950800354518294'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/la-courcelle-t-67.html' title='1967 - juillet-aout - La Courcelle'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-693950614129172654</id><published>2007-07-30T05:45:00.002+02:00</published><updated>2008-06-04T17:04:34.414+02:00</updated><title type='text'>1967 - septembre - Collège Cévenol</title><content type='html'>&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://abendy.free.fr/Prefix-WEB-Dir/Cevenol/fbbslide/m/Luquet/cdi.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;En septembre 1967, je rentre en 6ème au Collège Cévenol, comme interne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cette date que commence le souvenir d'une désespérante solitude, d’abandon affectif et de triste résignation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute ai-je toujours été jusqu’à alors avec au moins une personne de la famille. Et mon frère, là, m'accompagne. Il rentre lui en quatrième. Il est donc là. Mais confronté à la recherche de ses propres marques, éloigné dans un autre monde que le mien, il ne pourra m'apporter le soutien dont j'éprouve le besoin. Voire, en affirmant sa distanciation, il fragilisera un peu plus ma confiance en l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La densité de la correspondance familiale dont je serais le destinataire, la présence affective éloignée mais effective de mes proches, nos moments de vacances, nos retrouvailles, ne combleront pas les séparations et l'angoisse de l'abandon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis seul. Et ce collège protestant, installé dans un magnifique parc, est pour moi une prison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous évoluons pourtant parmi de magnifiques allées en bordures de forêts pour rejoindre les bâtiments de nos chambres au restaurant, les salles de cours au stades et gymnase. Hormis quelques externes du bourg, nous étions tous des enfants d'expatriés ou d'étrangers de francophiles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Afin d'approfondir cette période, faire resurgir les souvenirs les plus infimes enfouis dans les sombres arcanes de ma mémoire, j'ai effectué une véritable monographie de ces 12 mois passés dans ce collège (octobre 1967 à juin 1968, puis octobre à décembre 1968).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Celle-ci est consultable sur un blog spécifique : &lt;a href="http://collegecevenol.pasteur.ch/index.php/"&gt;Le Collège Cevenol en 68 !&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-693950614129172654?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://collegecevenol.pasteur.ch/index.php/' title='1967 - septembre - Collège Cévenol'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/693950614129172654/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=693950614129172654' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/693950614129172654'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/693950614129172654'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/chambon-sur-lignon-1968.html' title='1967 - septembre - Collège Cévenol'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-8136011648200207114</id><published>2007-07-30T05:35:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:32:02.561+02:00</updated><title type='text'>1968 - juillet-aout-septembre - Lagos</title><content type='html'>Nous sommes partis du Collège, mon frère et moi, avec le petit tortillard du Chambon, le CFD, le fameux train cevenol, puis le vrai train pour Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis l'aéroport du Bourget pour rejoinrde Lagos où sont nos parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est notre oncle parisien qui nous y déposa vers 11h. C'était encore l'époque des grandes compagnies et des voyageurs peu nombreux. Des enfants seuls étaient exceptionnels et beneficiaent d'une grande prévenance avec détour assurré dans la cabine de pilotage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A une heure, nous fumes informé d'un retard d'une durée incertaine. C'était la guerre civile au Nigeria. La France soutenait le Biaffra. Dégat colatéral, les avions francais subissaient diverses chicaneries formelles retardant leur plan de vol. Bref UTA nous offrit le déjéuener au restaurant panoramique. Le temps de s'organiser mieux encore ! au desrt nous fûmes informés que bolqués au moins jusqu'au soir la compagnie venait de nous organiser une visite au Chateau de Versailles pour toute l'après-midi. Laquelle était suivi d'une dépose à l'Hotel Claridge au Champs Elysées, avec diner puis chambres à disposition. Evidemment, ceux qui ne connaissent aujourd'hui que le Méridien de Roissy ne peuvent pas imaginer. Nous, nous étions alors des princes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au diner, la classe des serveurs ne leur permirent aos de faire de distingo. Nous fumes traités comme les autres. Table pour deux dressés, menu gastronomique et rondes des vins. C'est donc déjà fort bien guilleret que nous avons tenté de rejoindre nos chambres. Evitant l(ascenseur pour ne pas être remrquer du liftier, nous sommes monter par les escalier. Ah ! L'escalier du Claridge, ses nez de marches voluptueusement arrondis, sa moquette rouge et profonde, sa lumière tamisée, ses volutes a l'abri des regards, sa sonorité ouatée... combien y avons nous fait de galipettes hilares ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Epuisés, nous avons regagné notre chambre. Pour ma part, j'ai vainement tenté un contournement du lit pour aller me rafraichir adns la salle-de-bains. De fait je ne l'ai jamais vu. J'ai loupé mon virage et me suis endormi en touchant le sol. A 23h, j'ai été bruitament réveillé : un car nous attendait pour nous ramener au Bourget d'où l'avion allait enfin pouvoir partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée fut plus abrupte. Nous atterimes en bout de pistes aprés d'infinis tours d'approche jusqu'à l'épuisement du carburant et nous débarquames entre deux rangées de militaires aussi armées que patibulaires. Welcome ! Nos laisser-passer diplomatiques, à défaut de faire sourire, nous permirent une sortie accéllléré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vacances entre lagune et océan, ombre et cagnard.&lt;br /&gt;Bateaux à moteur, pirogue, ski nautique, péche à l'épervier.&lt;br /&gt;Avec les &lt;strong&gt;Poilvert&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piscine et billard chez le consul à proximité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soleil. Cancer en essaimage. Fatal pour mon père en 2005. Létal pour moi.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour coloré, avec rames et bagages, j'y reviendrais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-8136011648200207114?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/8136011648200207114/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=8136011648200207114' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8136011648200207114'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8136011648200207114'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/lagos-1968.html' title='1968 - juillet-aout-septembre - Lagos'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2538860181696379181</id><published>2007-07-30T05:30:00.001+02:00</published><updated>2008-06-04T17:05:53.497+02:00</updated><title type='text'>1968 - septembre - Collège Cévenol</title><content type='html'>En septembre 1968, je suis revenu au &lt;a href="http://collegecevenol.pasteur.ch/index.php/"&gt;Collége Cévenol &lt;/a&gt;et tout cela est raconté sur ce mon autre site éponyme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2538860181696379181?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://collegecevenol.pasteur.ch/index.php/' title='1968 - septembre - Collège Cévenol'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2538860181696379181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2538860181696379181' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2538860181696379181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2538860181696379181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/chambon-sur-lignon-1967.html' title='1968 - septembre - Collège Cévenol'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2758088856630589713</id><published>2007-07-30T05:20:00.000+02:00</published><updated>2007-09-06T15:09:50.557+02:00</updated><title type='text'>1969 - janvier - Mont Pellerin</title><content type='html'>Je fait mon deuxième trimestre de cinquième dans un collège à Vevey !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autres cours, autres programmes, autres méthodes d'aprentissage. Autres langues aussi. L'allemand qui remplace, et efface, le peu d'anglais appris précemment. Mais même les mathématique même où le vocabulaire est different.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens seulement d'une professeur (unique ?) attentionnée. Des élèves, point. J'avais un long trajet pour venir, à pied, jusqu'au funiculaire. De nuit et dans la neige, c'était la fin de l'hiver. Puis la descente du Mont Pellerin et enfin le bus pour aller juqu'au collège.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De ce séjour auprès de ma mère, je ne garde que l’impression d’un doucereux est indicible bonheur. D’une paix retrouvée, d’une félicité continue, de sourires, de rires. Je le ressens aujourd’hui par contraste et à la lumière de la mise au net des souvenirs qui précèdent et qui suivront. Cet état, ce changement d’état était il perceptible ? Pas forcement. Mais sans doute si ma mère m’avait-elle repris auprès d’elle, contre toute logique scolaire c’est qu’il devait apparaître comme assez évident, voire grave, que je n’étais pas heureux au Chambon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en tout cas forcément dans cette année fausse année de 5ème marque que s'entame l’irréversible dégradation de ma capacité de suivi et de remise à niveau scolaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autant que nous partons pour le Nigéria en avril. Réjoinrde mon père. ma mére et mon jeune frère Jérôme. Mon frère ainé, lui, après avoir terminé son année au Collège Cevenol, et sensé passer ces vacances en juilet chez nos amis à Bellac. Ceux-ci jetant l'éponge en cours de route, Olivier nous rejoindra en août au Rwanda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoique inscrit au CNTE je ne ferais pour ainsi dire pas de troisième trimestre. Que je rentrerais en 4ème par dérogation et que celle-ci, comme je l'exprime plus loin, m'installerra plus encore dans le non-travail scolaire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2758088856630589713?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2758088856630589713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2758088856630589713' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2758088856630589713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2758088856630589713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/vevey-1969.html' title='1969 - janvier - Mont Pellerin'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-3939034303578708024</id><published>2007-07-30T04:55:00.000+02:00</published><updated>2007-09-06T15:06:44.158+02:00</updated><title type='text'>1969 - mai - CNTE à Lagos</title><content type='html'>Je termine donc cette cinquième avec quelques cours par correspondance (CNTE) de fin d'année. Vaguement encadré au sein de l'Alliance Française (études surveillées), j'y cotoie quelques correlligionaires. Enfants de diplomates et autres nomenklatura. Bling bling avant l'heure. Ce milieu ne me séduit pas et cette défiance se perçoit et m'isole d'autant plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vacances arrivent. Le rien faire au soleil. Les week end en famille au bord de la mer, au-delà du port, sur l'immense banc de terre arborés entre rouleaux géants joueurs et lagune calmement ombragée. Quelques escapades sur les zones frontalières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe en quatrième par dérogation n'ayant finalement fait qu'un vrai trimestre de cinquième aux notes, qui plus est, fort modestes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne souviens pas de grand chose de cette quatrième...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si ce n'est que je choisis l'italien en seconde langue. Drôle d'idée. Cela me conduisit à bénéfécier de cours particulier offert par la nurse de nos voisins, &lt;strong&gt;Giusepina Calisto&lt;/strong&gt;. Joséphine était une jeune fille simple et généreuse. Elle s'occupait de la soeur de &lt;strong&gt;Francesco&lt;/strong&gt;, le copain de mon petit frère. Je vécu avec elle le même émoi que Titta avec sa buraliste à la poitrine accueillante dans Amarcord, quelques années plus tard. Simultannement, elle me confectionnait au crochet toute une gamme de vétements pour Piou-Piou. C'était un petit baigneur, grosse tête position assisse. Je ne me souviens pas quand je l'ai eu. Mais il m'a accompagné partout. Comme une poupée fétiche, symbole de l'enfance que l'on ne voudrais jamis perdre. Je ne l'ai pas perdu et Piou-Piou et toujours avec moi, caché au fond de ma penderie comme il fut caché des années durant au fond de mes placards d'internats. Ma rencontre avec Joséphine est certainnement la plus extraordinaire representation du basculement entre l'enfance et l'adoslescence, et seule son heureuse simplicité, sans question, sans calcul, sans complication, me permit de vivre avec elle les deux cotés de cette fontière J'avais alors 13 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le jardin nous avions un immense arbre à pain. Les fruits murs, lourds de plusieurs kilos, éclataient au sol avec un bruit sourd et des éclats nauséabonds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les énormes lézards multicolorent se doraient au soleil, statufiés, excellente cible pour mon apprentissage au lance-pierre. Heureusement malhabile...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-3939034303578708024?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/3939034303578708024/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=3939034303578708024' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3939034303578708024'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3939034303578708024'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/lagos-69.html' title='1969 - mai - CNTE à Lagos'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-1188519362475810367</id><published>2007-07-30T04:45:00.000+02:00</published><updated>2007-08-28T19:09:49.744+02:00</updated><title type='text'>1970 - avril - CNTE à La Courcelle</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-1188519362475810367?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/1188519362475810367/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=1188519362475810367' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1188519362475810367'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1188519362475810367'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/courcelle-1970.html' title='1970 - avril - CNTE à La Courcelle'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-8910026436233483379</id><published>2007-07-30T04:44:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:32:33.724+02:00</updated><title type='text'>1970 - juillet - Courseulles</title><content type='html'>C'est dans cette petite ville normande, aux plages encore parsemées de blokaus, que je suis allé en stage de voile. Quinze jours qui ne m'enthousiasmaient pas plus que cela. Je n'ai jamais aimé les séjours en "colos". Mais mon frère ainé ayant déjà pratiqué cette activité, sans doute était-il "normal" que je doivent suivre son exemple. Une semaine de "Caravelle", une semaine de "421". Une belle veillée le dernier soir, sur la plage, avec un feu de bois. "La chanson de l'Auvergant" à la guitare. Et puis, &lt;strong&gt;Josiane Fillatre&lt;/strong&gt; (22 décembre 1956), révélation amoureuse du dernier jour. J'en reçu une correspondance enflamée, qui me flatta puis m'embarrassa. Mon éloignement à Villard de Lans, puis au Rwanda, fit durer le mythe du fiancé éloigné et ne permit pas notre mariage...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-8910026436233483379?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/8910026436233483379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=8910026436233483379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8910026436233483379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8910026436233483379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/courseulles-juillet-70.html' title='1970 - juillet - Courseulles'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-5552976039058829431</id><published>2007-07-30T04:35:00.006+02:00</published><updated>2011-02-01T18:16:42.089+01:00</updated><title type='text'>1970 - septembre - Lycée Jean Prévost</title><content type='html'>En septembre 70, je rentre en 3ème au Lycée Jean Prévost.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Interne. Avec mon frère, mais je ne le verrais pas beaucoup. Il n'y fait qu'un trimestre. Convoqué au conseil de discipline de janvier, il quitte l'établissement pour éviter une exclusion aussi probable qu'arbitraire de l'internat. Et non des cours. Ce qui est pervers car pour nous, l'une induisit de facto l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Refusant l'artifice des escapades interdites mais tolérées en ville, il sort et rentre quand bon lui semble, par le grand portail, négligeant les trouées pratiquées dans le grillage qui cerne notre espace. Provocation insupportée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suivrais son chemin peu après. Le dernier jour avant les vacances de février, j'ai "renoncé" à mon seul cours de l'après midi pour ne pas manquer le bus qui devait m'emmener à Grenoble. Celui la seul permettant ensuite la succession bien coordonnée des multiples correspondances de trains pour rejoindre ma mère. J'ai reçu pendant mon séjour, mon avis d'expulsion. Je ne suis revenu que pour prendre mes affaires sans même pouvoir saluer tous mes camarades. Juste le temps de mesure le total arbotraire de la sanction : l'interne qui m'avait accompagner dans cet évitement d'une malheureuse heure de cours n'avait été sanctionné, lui, que d'un avertissement !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce temps fut trop court et ce départ trop brutal pour maintenir le contact avec les quelques personnes dont les photos conservées me rappellent qu'ils furent, à défaut, les compagnons de ces moments mal vécus. Je n'ai de fait aucune nom, aucune adresse, aucune correspondance de ces moments là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai rien aimé de cette période.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je garde tout de même le souvenir,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...agréable, des noix dont j'emplissais mes poches quand je passais à coté des immenses paniers de stockages près de la chambre en soupente qu'Olivier avait loué pour ses week end.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...fier, d'avoir réussi à surmonter mon indolence d'ailleurs en remontant seul et vaillamment au &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Roc_Cornafion"&gt;Cornafion&lt;/a&gt;, après l'avoir fait avec tant de peine et de honte de cette peine une première fois avec Olivier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...pénible, d'avoir assisté à tant de "chandelles" brutales à l'internat, que l'une d'entre elle fit une victime qui dut longtemps porter une minerve pour s'en remettre. J'avais peur pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...mélancolique, du juke-box du village où j'écoutais en boucle le tube "Sympathy" (Rare Bird), dont je ne me lassais pas et qui m'enfonçait jouissivement dans la mélancolie la plus noire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;(And sympathy is what we need my friend / 'cos there's not enough love to go round / No, there's not enough love to go round.)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;...fasciné, des expériences d'hypnoses réussies dont je fus, à ma propre surprise, l'artisan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...proustien, de la barre de chocolat que l'on nous distribuait avec un grand morceau de pain frais et mou pour le gouter des seuls internes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...valorisant, d'avoir "hérité" de la mobylette Peugeot 102 de mon frère après son départ. Deux mois d'usage, modérés mais libérateur. Pas dupe néanmoins de l'intérêt soudain plus amical de certain à mon égard. Une mobylette, c'était pas rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...désolé, d'avoir tenté en vain de faire de l'humour pour être un bout en train comme les autres et d'avoir pris une veste. En l'occurrence celle d'un copain que j'attachais subrepticement à sa mobylette dont il nous montrait crânement les atours. Lorsqu'il en est descendu, sa veste s'est déchiré dans le dos de haut en bas, la mobylette et lui sont tombés. J'ai trouvé cela très drôle. Mais il n'y a que moi qui ais ris. Pas longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maurice Bosle&lt;/strong&gt; était photographe. Était. Il est décédé à Villard de Lans le 22 septembre 2003 à 68 ans. De jeune et timide client, je devins son mannequin le temps d'une série de portraits d'une grande qualité. Il fut pour moi un ami précieux. Il m'offrit plus tard un &lt;a href="http://www.horizonfr.com/images/les%20billet%20de%20banque/assignat%2025%20sols.jpg"&gt;assignat de 25 sols &lt;/a&gt;datant de 1792. Il devint la première pièce d'une collection de monnaie que j'ai toujours. Il me prêta un antique et volumineux projecteur "16mm". Je montai un club cinéma au foyer du lycée et projetais de temps en temps des films de sa collection, notamment tous les plus grand comique du noir et blanc muet : Charlie Chaplin, Buster Keaton, Harold Lloyds, Laurel &amp;amp; Hardy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une lettre il me confirme que &lt;strong&gt;Pascal Etienne&lt;/strong&gt; est toujours au Lycée en 72 en seconde C. C'est le seul nom de camarade qu'il me reste aujourd'hui de cette époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis aussi &lt;strong&gt;Patrick Raby&lt;/strong&gt; dit Charlie. Copain de mon frère. Fascinant. Je l'ai revu plus tard à Aix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin ce fut aussi au premier trimestre de cette année là que survint la terrible tragédie de Saint Laurent du Pont. L'incendie, le 1er novembre 70, du "5-7", une discothèque toute proche où périrent 146 personnes. Dont quelques élèves et beaucoup de proches des externes du lycée. De Gaulle mourut dans la foulée. Et Hara-Kiri édita sa célèbre "une" : "Bal tragique à Colombey : 1 mort" qui lui valut une censure immédiate et l'obligeât à reparaitre sous le nouveau nom de Charlie Hebdo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait dans ma classe un grand échalas qui fit un jour une crise d'épilepsie en plein cours ! Très impressionnant. Tétanie, mouvements violents et désordonnés, rictus et salivation. Râles. Inconscience. Accalmie semblable à une agonie. J'étais son voisin. Plus impressionnant que grave m'a t-on dit pour me rassurer comme on l'emmenait. De fait quelques heures après il était parmi nous et ne se souvenait plus de rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi un élève qui pratiquait l'hypnose. Dingue. Je fus aussitôt son élève (et non son cobaye) et l'élève dépassa bientôt le maitre. Nous utilisions comme "patients" quelques élèves plus jeunes parmi les asthmatiques (c'était un lycée climatique !). Il se trouvent que ce sont des sujets particulièrement réceptifs. Nous réussissions à les placer en hypnose par la suggestion de notre voix et la fixation de leur regard sur un point fixe. Nos yeux ou une alternative. Puis nous pratiquions des expériences d'insensibilisation à la douleur (chaleur, piqure) ou à la peur (chute) devant un public trié sur le volet. Nous réalisions également des expériences de télépathie et de transportation visuelle. Par exemple nous demandions au patient de nous indiquer où se trouvait "untel". Par exemple le censeur, ce qui rendait impossible toute complicité ! Sur ces indications deux volontaires partaient à sa rencontre avec pour mission d'observer tous ses faits et gestes pendant 5 minutes. pendant ce temps, notre "voyant" nous racontait de même. Au retour des observateurs ceux-ci, qui n'avaient donc pas assisté à la séance, nous racontaient ce qu'ils avaient vu. Du style :&lt;span style="font-style: italic;"&gt; "untel" est allé dans le couloir central, il est descendu par l'escalier B, il s'est rendu dans la cour, a croisé "tel élève", lui a demandé "telle chose" etc...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et  l'assistance médusée, entendait cette "histoire" comme parfaitement identique à celle que notre "patient" avait décrite en "temps réel". J'étais tout autant "médusé" que l'assistance, voire plus ! Sensé être l'ordonnateur de tout ceci, je n'en laissai rien paraitre.&lt;br /&gt;J'ai toujours le livre de poche "L'hypnose" qui me servit de guide pour cet apprentissage. Mais plus incrédule encore que mes pairs, je n'ai jamais tenté de réitéré cette expérience que je trouvais moi-même sulfureuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est aussi à cette époque que me vint l'absurde idée de défier le soleil. Je fixais celui-ci de mes deux yeux grands ouverts, m'interdisant tout cillement. En montagne le soleil est puissant. Mes larmes coulaient abondamment. Et c'est toujours le soleil qui gagnait ! Quand je cessais la lutte, la rétine brulée, je demeurais complètement aveugle pendant plusieurs minutes, voire quelques dizaines. Comment peut-on faire de telles conneries ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En marge de ce blog et au cœur de votre vie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A noter qu'une initiative bienvenue a vu le jour en cette nouvelle année 2011 : un site tout entier dédié aux souvenirs des anciens du Lycée Jean Prévost. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ambitieux (de 1964 à 2011)&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(128, 128, 128); font-style: italic;font-size:small;" &gt;  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;et (im)pertinent (un fantôme a pris en charge son animation), nul doute que celui-ci va rapidement devenir une référence incontournable. Mon modeste témoignage d'une demi-année scolaire à LJP rejoindra ainsi la cohorte des décennies de souvenirs contributifs à l'histoire de nos adolescences, pour beaucoup, et de celles de quelques adultes, pour certains.  &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et c'est très bien comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/TUaZ4KNzO9I/AAAAAAAAAqw/ZqRHLa_i-Cg/s1600/imageLJP.jpg"&gt;&lt;img style="display: block; margin: 0px auto 10px; text-align: center; cursor: pointer; width: 200px; height: 130px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/TUaZ4KNzO9I/AAAAAAAAAqw/ZqRHLa_i-Cg/s200/imageLJP.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5568307179384159186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;a href="http://lyceejeanprevost.blog4ever.com/blog/index-466063.html"&gt;BLOG FORUM DES ANCIENS DU LYCÉE JEAN PREVOST&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cliquez sur cette bobinette et la chevillette cherra&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-5552976039058829431?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/5552976039058829431/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=5552976039058829431' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5552976039058829431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5552976039058829431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/1970/09/jean-prvost-70.html' title='1970 - septembre - Lycée Jean Prévost'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/TUaZ4KNzO9I/AAAAAAAAAqw/ZqRHLa_i-Cg/s72-c/imageLJP.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-3271058254008603921</id><published>2007-07-30T04:34:00.007+02:00</published><updated>2011-02-02T12:39:40.163+01:00</updated><title type='text'>Evocation croisée d'anciens de LJP</title><content type='html'>&lt;!--[if !mso]&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 4"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="65" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="66" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium List 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="67" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 1 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="68" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 2 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="69" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Grid 3 Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="70" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Dark List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="71" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Shading Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="72" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful List Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 5"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="60" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Shading Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="61" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light List Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="62" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Light Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="63" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 1 Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="64" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Medium Shading 2 Accent 6"&gt; 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  &lt;w:lsdexception locked="false" priority="73" semihidden="false" unhidewhenused="false" name="Colorful Grid Accent 6"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="19" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="21" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Emphasis"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="31" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Subtle Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="32" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Intense Reference"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="33" semihidden="false" unhidewhenused="false" qformat="true" name="Book Title"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="37" name="Bibliography"&gt;   &lt;w:lsdexception locked="false" priority="39" qformat="true" name="TOC Heading"&gt;  &lt;/w:LatentStyles&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if !supportAnnotations]--&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable  {mso-style-name:"Tableau Normal";  mso-tstyle-rowband-size:0;  mso-tstyle-colband-size:0;  mso-style-noshow:yes;  mso-style-priority:99;  mso-style-parent:"";  mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;  mso-para-margin:0cm;  mso-para-margin-bottom:.0001pt;  mso-pagination:widow-orphan;  font-size:10.0pt;  font-family:"Times New Roman","serif";} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Le 20 janvier 2011, un dialogue soudain c’est installé en marge du billet précédent. Une riche évocation de ces années au Lycée Jean Prevost. Consistante, abondante, exubérant même, un peu au point de « s’oublier ». Un site sur internet est public ! Un trait d’humour sur un tiers, sans conséquence au Café du commerce, devient indélicat quand il se grave dans le marbre numérique. Et que dire d’une vacherie, parfois drôle dans son contexte, irrecevable au-delà ?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;En marge de ce passionnant échange, survint bien vite un nouveau quidam. Celui-là même qui œuvrait, anonymement encore, au probable excellent site consacré à l’histoire du Lycée Jean Prévost et de ses anciens. Alias « le fantôme ». Entre anonymes ils convinrent bien vite que cette liberté de ton et de propos était excessive. Et me demandèrent de bien vouloir effacer ou modifier les commentaires indélicats. &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Effacer ? Supprimer l’histoire en marche ? Prétendre soudain que ce qui fut n’existât jamais ? Pas&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;vraiment ma tasse de thé !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Modifier ? Amodier ? Pourquoi pas ? Sauf que le système de ce blog « Blogger » ne le permet pas ! On supprime tout, ou rien !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;i&gt;Le 30 janvier, j’ai donc pris le parti d’inventer une solution intermédiaire, rassembler tous ce dialogue, expurger de ces écarts (à la demande expresse de leurs auteurs), en un seul texte. Et supprimer la série des commentaires qui en furent la source sur le billet précédent. Puisse cette solution satisfaire et les auteurs et les lecteurs !&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p style="margin-bottom: 12pt;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;i&gt;Dialogue du 21 au 31 janvier 2011&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;a name="c5405870357950742860"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X (l’anonyme) : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je me souviens de toi [Winkle], tu avais à cette époque une sorte de hobby, qui consistait à analyser les signatures. De la mienne, tu m'avais dit : "Il te manque quelque chose, ça te manquera toujours". Tu n'avais pas voulu me dire ce que c'était. Tu te souviens ? J'aimerais bien enfin savoir... Je me souviens aussi de tes conseils quand on se lavait les dents au lavabo des WC. Tu disais qu'il ne fallait pas mettre d'eau sur le dentifrice pour qu'il agisse mieux. Curieux, les souvenirs, ça se fixe sur des détails saugrenus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W (Winkle) : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Saut à toi qui reviens du fond des ages….&lt;br /&gt;C’est vrai que j’étais passionné de graphologie et j’ai toujours ce petit réflexe de « regarder » l’écriture en même temps que le contenu.&lt;br /&gt;Je ne sais plus de quand date la réflexion sur le dentifrice mais cela réveille aussi quelque chose dans mes souvenirs.&lt;br /&gt;Si tu veux rester anonyme donnes moi quelques indications sinon ça sera avec grand plaisir que je retrouverais un ancien copain !!&lt;br /&gt;J’ai repris contact avec quelques autres copains dont Laurent et ça fait pour le moins bizarre de se parler après plus de 35 ans de silence !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:78%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Nous n’étions pas exactement des copains proches (pas la même classe, pas le même dortoir si je me souviens, mais par contre la même étude) Tu m’intriguais par un côté assez étrange et qui détonait. Disons que je te situais à mi-chemin entre le futur chamane (va savoir pourquoi, sans doute ton attirance marquée pour l’exploration de l’âme humaine) et l’extra-terrestre (ce côté « décalé » que tu avais. Assez curieusement, je t’associais à l’objectivité, je trouvais que tu avais une approche des choses très « neutre », non passionnée, sans a priori). […] &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J’étais interne et en classe littéraire (A) et dans le dortoir de la première cage d’escalier. Je me souviens &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:78%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;de &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:78%;" &gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[…] Loyer, qui nous abreuvait tous les matins de musique rock avec son radio-k7. Je te revois aussi (mais c’est sans doute antérieur) avec ta guitare et ton bracelet en cuir, tes cheveux longs, une sorte de look vaguement « punk » et en même temps austère ( ? enfin, dans mon souvenir) avant l’époque, plus un côté « sérieux », grave plus exactement, et sans doute exigeant. Un truc amusant qui me revient, sans rapport : on (incluant je, naturellement) s’amusait ( ? ) à introduire des allumettes dans les serrures de sécurité Fichet des dortoirs pour les rendre inutilisables et obliger les agents à les démonter. Résultat, pendant une semaine le dortoir restait ouvert et on pouvait y monter en douce pendant la journée pour passer un moment tranquille ou récupérer des affaires. Nostalgie, quand tu nous tiens… […]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Au fait, pour info : ils sont en train de détruire le vieux lycée à Villard pour construire à la place une sorte de grande cité scolaire. […]&lt;br /&gt;Au fait, pour la signature : c'était dans l'étude, tu étais assis au bureau et je t'ai filé ma signature. Tu as regardé, et quand tu m'as dit : "Il te manque quelque chose", et "Je ne peux pas te dire ce que c'est", j'ai senti que tu en avais analysé plus mais que tu ne voulais surtout pas le dire. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Damned !!!&lt;br /&gt;Pour quelqu’un qui n’a que des souvenirs fugaces je suis assez épaté….&lt;br /&gt;Et en plus la foison de détails a un réel parfum d’authenticité. Ce sont des souvenirs de première main si je puis dire !&lt;br /&gt;Je ne sais pas par quel bout commencer … […]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je me souviens aussi de &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Loyer&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; qui avait je crois fondé le club musique. Nous écoutions de la musique essentiellement pour ne pas dire exclusivement rock dans une des salles du rez-de-chaussée entre 5 et 7 une fois par semaine&lt;br /&gt;Le conseil concernant le dentifrice me fait croire que si nous étions dans le même dortoir nous devions être dans la même classe, à ce moment la du moins .. j’ai quitté le Lycée en 1974 et j’étais à ce moment la en 1ère D ; Y étais tu également ?&lt;br /&gt;J’ai gardé ou plus exactement retrouvé quelques souvenirs de cette époque , des photos, un carnet de présence avec la liste des élèves de quelques classes (ces grand cartons verts avec lesquels les prof faisaient l’appel en début de cour). Et quelques autres bricoles. Il est possible que tu sois sur une de ces photos…faisais tu parti du Ski Etude ?&lt;br /&gt;Si je puis me permettre , &lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/etablissement/41107/1/lycee_climatique_jean_prevost/"&gt;visite ce lien&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il te permettra de rentrer en contact avec des anciens copains dont moi même d’une manière un peu plus personnelle.&lt;br /&gt;Je dois avouer que tu es le premier à donner des détails aussi précis et personnels. J’ai cru que tu étais &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Philippe Sauvage&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; et qui a aussi des souvenirs très précis.&lt;br /&gt;Es tu retourné à Villard depuis ces années ? si c’est le cas récemment tu as du voir effectivement la nouvelle cité scolaire. La construction est plus basse et s’intègre mieux dans le paysage mais elle est devant l’ancien Lycée et occupe quasiment tout le terrain jusqu’au grillage y compris la petite butte qui permettait des siestes hors de vue depuis le bâtiment….&lt;br /&gt;Je crois que la destruction de l’ancien bâtiment est prévue pour février de cette année….dommage !&lt;br /&gt;J’aimerais bien continuer cette correspondance car je crois que les souvenirs sont faits pour être échangés &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Oui, c’est compliqué les souvenirs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;De toutes façons, à ce que tu me dis, je devais probablement être juste dans la classe en dessous (en 5° quand tu étais en 4°), et ainsi de suite jusqu’à la fin. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;En revanche, je me souviens bien que malgré notre classe d’écart, nous étions tous les deux soit dans la même étude, soit dans deux études voisines (si tu te souviens bien, elles étaient poreuses entre les heures d’étude obligatoire, ça circulait indifféremment d’une salle à l’autre, et même encore maintenant, en rêve, il m’arrive parfois de me voir passer dans le couloir et de vérifier par-dessus les portemanteaux, à travers les vitres, si j’aperçois un copain ; je me vois juste faire le geste de me hausser sur la pointe des pieds pour regarder)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc me voici peut-être parcelle de ta mémoire… Voici ce dont je me souviens actuellement, en vrac, entre 1969 et 1974, donc pour moi entre 11/12 et 16/17 ans, mais ça fluctue, régulièrement viennent des souvenirs que je ré-oublie et qui remontent ensuite : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="c6116698092102595476"&gt;&lt;/a&gt;D’abord, le censeur. Le premier que j’ai connu était une peau de vache que tout le monde craignait, un type assez froid. Mais je n’ai pas de souvenir précis. Le seconde, d’avantage Une voix ridiculement haut perchée, des lunettes énormes, un visage blanc et mou, assez grand. […]&lt;br /&gt;Pour les carnets de présence : ça me fait penser aux grands cahiers verts ou noirs rigides placés dans des casiers librement ouverts (époque de confiance !) près du bureau des pions et du surgé. Les profs s’en servaient effectivement pour les appels et pour y inscrire les notes courantes (juste les notes d’interro orales en cours, je crois, mais pas les notes d’écrit). Et naturellement, nous allions les rectifier en douce en rajoutant un ou deux points (pas trop, pour rester dans la vraisemblance) car avec des copains on s’était aperçus que c’était à partir de ces grands cahiers accessibles à tous que les pions étaient chargés de recopier les notes sur les bulletins de simple information envoyés aux parents régulièrement (si tu te souviens, c’étaient des petits bulletins intermédiaires de relevés, envoyés entre les « grands bulletins » de trimestre). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="c6353364362227508126"&gt;&lt;/a&gt;Pour les expériences d’hypnose, je m’en souviens aussi : l’un des jeux consistait à tenter d’hypnotiser quelqu’un debout en lui ordonnant de s’effondrer en arrière dans un supposé sommeil hypnotique, tandis que deux assesseurs se tenaient prêts à le rattraper. Cela se passait dans les couloirs du sous-sol (murs jaunes), près de la porte condamnée (celle qui était à l’opposé complet du réfectoire et située près de la salle de gymnastique. J’avais vu que ça marchait sur un cobaye et je me suis enfui, épouvanté, de peur d’être choisi pour l’expérience suivante. J’avais une peut bleue de ce qu’on pourrait peut-être m’obliger à faire sous hypnose, car le bruit courait que certains des hypnotiseurs caressaient de dangereux projets (je n’ai jamais su au juste lesquels, et jamais cherché non plus à approfondir la question, tu t’en doutes bien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi d’un des profs d’histoire, il s’appelait Bécu. Une sorte de géant sympathique mais capable de grandes (c’est un euphémisme) colères sur les questions de discipline et d’insolence, qui fumait la pire et que j’ai eu un ou deux ans en histoire-Géo. Il était redouté et en même temps aimé, un curieux mélange. Le bruit courait qu’il avait un jour cassé sa pipe contre une table en se battant pour qu’un élève ne redouble pas, j’ignore si l’anecdote était vraie mais elle circulait et faisait partie de sa légende. […] J’aimais beaucoup son humour car, ayant conscience de la crainte qu’il inspirait par ses dimensions de géant, il en jouait parfois avec facétie. Pour autant il ne fallait pas dépasser certaines bornes avec lui. Je ne sais pas si tu te souviens de ce garçon, il s’appelait Jean-Yves ou Yves […]. Le genre « enfant terrible », il ne ratait pas une insolence envers les adultes, son audace m’épouvantait. Sur le « père Bécu » (comme on l’appelait avec un mélange de respect et de sarcasme), il s’est cassé les dents en 5° : il a écopé en classe d’une retentissante fessée (sous son bras, paraît-il, suprême humiliation !) pour lui avoir parait-il insolemment répondu (ce qui ne m’étonne pas du tout de l’intéressé). Nous étions dans des classes différentes mais j’ai appris ensuite la chose en classe (commune) de Musique, nous étions tous morts de rire quand son cousin (un petit brun qui habitait Grenoble comme lui) lui demandait, écroulé lui aussi, si ça ne le chauffait pas trop, et l’intéressé victime se répandait en « Quel sale con, ce type ! » vengeurs (mais on le sentait pour une fois à peu près dompté et peu désireux de réitérer l’expérience, il s’est tenu paraît-il d’une manière plus que réservé avec le dangereux géant pour le reste de l’année scolaire). Le géant en question avait quand même une bonne dose d’humour car je me souviens l’avoir vu ensuite en cours d’année croiser sa « malheureuse » victime dans le couloir : regard hautain et dédaigneux du fessé, drapé comme il se doit dans sa dignité bafouée (mais aussi dans un prudent silence), et regard amusé et vaguement goguenard du géant, sans nulle trace apparente de rancune pour l’insolence, comme s’il lui entendait lui signifier implicitement : « Tu vois, mon bonhomme, on n’est pas toujours le plus fort dans cette chienne de vie ». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Autre souvenir : un surgé, qui boitait légèrement, blond et frisé. Pas antipathique, mais nous le faisions littéralement tourner en bourrique. Son collègue, en revanche, petit et râblé, cheveux coupés à l’adjudant, faisait du judo et avait la manie d’agiter ses clefs dans sa main en arpentant les couloirs. Son obsession : envoyer tous les trainards croisés dans les couloirs en salle de permanence. Pas antipathique non plus, mais il a été muté après une sombre histoire concernant la caisse de la coop : il se serait montré trop laxiste dans les vérifs et des élèves avaient paraît-il largement puisé dans la caisse (les veinards !). Son successeur était très maigre et dégarni. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;L’un des surgés les plus sympathiques et les plus ouverts que j’ai connus, en fait (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Vailly&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Bailly&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;, je ne me souviens plus).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne Loyer et son inépuisable stock de K7 de rock, je lui dois une bonne partie mes goûts dans ce domaine car je venais d’une famille disons très « bourgeoise » où le rock n’était qu’une « musique yéyé », évidemment sans aucun droit de cité… Encore aujourd’hui, je suis l’héritier de cette étrange et probablement incongrue dualité, je viens d’écouter un vieux Led Zep avant de passer à Mozart, avec d’ailleurs le même plaisir. […]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Que te rappeler encore. Tiens, l’astuce qui consistait, les jours de ballade obligatoire au pont de l’Amour (ça ne s’invente pas), à aller se cacher dans les dortoirs pour y couper. Les pions devaient ratisser le bahut de fond en comble pour rassembler une maigre poignée de victimes : quelle horreur cette ballade, toujours la même ! Avantage si on échappait à la rafle : tout l’après-midi tranquille, le second pion restant scotché à sa radio dans le bureau du surgé, tout le bahut à nous. Mais inconvénient : une capture valait la ballade plus une ou deux heures de colle. Mais à ces âges, on a le goût du risque. En parlant de risque, un autre jeu que tu as dû pratiquer, et qui consistait, au dortoir, à passer d’une fenêtre à l’autre en se suspendant au montant de bois. Dessous, dix bons mètres de vide. De l’inconscience, naturellement. Toujours dans la série des jeux idiots et délicieux : juste avant d’entrer au réfectoire, quand la porte ne s’ouvrait pas assez vite, avec le surgé derrière, l’habitude prise de l’enfoncer de force en poussant comme devant une porte de château du Moyen-âge. A force, nous avions fini par plier la barre de métal qui tenait les montants. Et ces chahutes démentiels toujours au réf, les salles déclenchant les unes après les autres des « soucs » successifs (le temps que le surgé aille d’une salle à l’autre, celle du bout recommençait, et ainsi de suite).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre souvenir : « Pépé », le proviseur. […] Ce n’était pas un mauvais bougre, sous ses airs autoritaires et bougons : les samedi après-midi de colle, quand il faisait beau, il venait lâcher une amnistie générale vers 3 heures et demi/quatre heures : à condition de passer une demi-heure à ramasser les papiers dans la cour, les condamnés retrouvaient la liberté (jusqu’à la colle suivante, naturellement). […]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je te donnerai d’autres souvenirs quand j’en aurai. Cela me revient régulièrement, par vagues. Peut-être aussi les tiens en &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;feront revenir d’autres. Quel bande de vieux cons on va faire, bientôt&lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:78%;" &gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Au fait : pour Laurent : tu fais allusion ici à un studio loué par ton frère Olivier à Villard Je ne sais pas si c'est le même, mais je me souviens effectivement être allé avec des copains dans le petit studio loué par l'un d'eux, pour une visite. Cela m'avait paru à l'époque le comble du luxe : être interne la semaine et avoir son studio à soi le week-end ; mais je suis bien incapable de me dire si c'est bien le même.&lt;/span&gt;&lt;span class="MsoCommentReference"  style="font-size:78%;"&gt;&lt;a class="msocomanchor" id="_anchor_1" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=7821151544354047492&amp;amp;postID=3271058254008603921#_msocom_1" name="_msoanchor_1"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Désolé mais je t’ai répondu en message perso avent de revenir sur « Souvenancitude » donc mon message va te paraître un peu incohérent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis admiratif devant ce récit tant par le style que par le contenu, cela change des conversations à 30 mots usuels habituellement rencontrées sur les forums….&lt;br /&gt;Ces bribes (quoique que très conséquentes !!) de passé me réveillent aussi les neurones.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier censeur était effectivement une peau de vache à sang froid. Il m’avait un jour allumé dans son bureau en se servant d’arguments plus que déloyaux sur ma condition familiale (parents divorcés, mère à l’étranger, etc .) et on sentait qu’il tournait verbalement le couteau dans la plaie en cherchant les points les plus douloureux. Il faut quand même dire que par vengeance pour un autre coup j’avais coupé après les avoir découvert les fils du téléphone du bahut qui passaient dans un boîtier dans le mur d’une étude. Bon … J'admet que la bêtise est sans doute l’apanage de l’adolescent boutonneux mais je ne pensais mériter autant de vacheries verbales débitées sur le ton de la lecture d’un faire part de décès…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le surgé aux clefs s’appelait (si nous parlons du même) &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Astier&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Hastier&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;. Il déambulait effectivement et distribuait les heures de colles pendant les permanences en salle d’étude le mardi soir avec un regard chargé de reproche (un peu trop d’ailleurs, je crois qu’il voulait se faire plus méchant qu’il n’était en réalité) et une voix emprunte de gravité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Bécu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; m’avait plutôt à la bonne, ses digressions lors des cours de géo étaient assez révolutionnaires pour l’époque et il ne fallait pas trop le pousser pour qu’il se laisse aller a faire (un peu) de réflexions politique au milieu des considérations géo économique de son cours. Je me souviens de l’histoire de la pipe cassé. J’ai été pendant 2 ans je crois délégué de classe et il était capable de prendre fait et cause pour un élève pendant un conseil de classe d’une manière assez tonitruante et dans ces moments là les autres profs pliaient assez rapidement.&lt;br /&gt;Il y avait d’ailleurs d’autres profs prompts à prendre la défense d’un élève : un prof de français qui s’appelait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Isner&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; et un prof de math qui s’appelait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Bouchevreau&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;.&lt;br /&gt;Concernant les devoirs de maths faits à hautes contributions collectives (enfin complètement pompés…) il avait eu un jour cette réponse à l’ensemble des autres profs qui prônaient que devoir pompé = note divisée (et dans notre cas vu le nombre de copies les dividendes auraient été ridicules !!) : « je ne peux pas dire merde à un élève qui me rend une copie complète même complètement pompée et que son minimum est C ». Il a tenu contre vent et marée et a toujours appliqué cette façon de voir les choses…même aujourd’hui je lui en suis encore reconnaissant &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Y (Laurent) : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je dois dire que je suis assez ébahi de cet échange dont je suis le candide catalyseur...&lt;br /&gt;Tu évoques le site du Collège Cévenol, tu ne crois pas si bien trouver comme exemple de boite de pandore. Après avoir tracé les grandes lignes de cette décennie adolescent ici, j'ai repris plus en détail les deux premières années sur un site spécifique mis en ligne en juin 2008. Un mois plus tard il y avait 200 commentateurs, puis 500 en septembre qui m'enjoignait d'organiser une rencontre. En juin 2009, nous étions plus de mille au Chambon-sur-Lignon, soit le plus grand rassemblement jamais réalisé de cet établissement. Et moi qui n'avait rien demandé, je me suis retrouvé président de l'association des anciens fortes d'un coup de plusieurs centaines d'adhérents !&lt;br /&gt;Alors oui, faites un blog sur LJP, je m'en marre d'avance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poursuivez vos échanges, je m'en délecte. Et dès que j'ai 5 minutes, je mets quelques photos en ligne... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Les ballades au Pont de l’Amour… je les avais oublié celle là !!!&lt;br /&gt;Il me revient en mémoire un soir de bordel général dans le dortoir, je devais être en 5ème ou 4ème. Tout y était passé : lits en cathédrale, bagarre de polochon avec le dortoir mitoyen, savonnage du carrelage des salles de douche et lavabo pour mieux maîtriser l’envahisseur. S’en étaient suivi quelques blessés et les deux pions ne pouvant endiguer le massacre avait fait appel aux forces de l’ordre à savoir le surgé en l’occurrence le père &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Astier&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;.&lt;br /&gt;Le surgé déboule dans le champ vers 10 ou 11h00, évidemment tout le monde se met au garde à vous et je me dis que l’on est bon pour une virée nocturne au Pont de l’Amour (c’était une des coutumes disciplinaires de l’époque : bon pour le corps et l’esprit et pas cher !!). On est certes au mois de février et il y a un bon mètre de neige quand ce n’est pas déblayé, mais bon, le chemin du Pont déjà rudement arpenté de jour est praticable donc ce n’est qu’un « petit » mauvais moment à passer ; « Tout le monde en survêtement et basket !!!» tonitrue le représentant de la force suprême. Bonne pioche me dis-je on va juste se les geler une petite demi heure. … eh ben non !!! très mauvaise pioche car cette nuit là ce n’est pas au Pont de l’Amour où notre cohorte silencieuse (les 2 dortoirs et les 2 pions plus Astier) a du se rendre mais aux Plâtres !!!!. Pour mémoire depuis le Lycée c’est 3 bornes et 400m de dénivelé par sens. A peine arrivée demi-tour et lorsque l’on s’est couché (vers 2 ou 3h du matin) les velléités de connerie avaient un peu perdu de leur vigueurs !!!&lt;br /&gt;C’est drôle, je suis retourné souvent à Villard et je suis monté au Col Vert une bonne vingtaine de fois depuis que j’ai quitté le Lycée et bien à chaque fois j’y repense au moins une fois pendant la montée !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les allumettes dans les serrures des dortoirs çà m’est venu un peu plus tard … quand je cherchais un coin tranquille pour « discuter » à loisir avec des demi pensionnaires du plateau.&lt;br /&gt;J’ai d’ailleurs à plusieurs reprise trouvé le boulot fait par un prédécesseur mais je ne me souviens avoir ou été dérangé dans ces moments là : le Dieu de la synchro peut être ?? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Message privé, où cela ? Si c’est sur Copains d’avant, en réponse à mon propre message, ça n’a pas marché car je n’ai rien reçu. Mais autant rester ici, j’aime bien lire les souvenirs des autres internes ailleurs, autant qu’ils profitent des nôtres (ce sont d’ailleurs assez souvent des expériences similaires : beaucoup des choses que j’ai lues au sujet du Collège Cévenol me paraissent finalement familières).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier censeur m’avait effectivement aussi laissé cette impression d’animal assez pervers à sang froid, plus méchant que sévère, un type assez perturbé, mais je ne l’ai pas connu très longtemps. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Goumarre&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;, lui, était du genre sévère en apparence mais en fait pas si terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant Astier, je crois qu’en fait, si mes souvenirs sont exacts, qu’il n’était pas SG mais pion, ses aptitudes à la fonction d’encadrement étant simplement utilisées par le lycée : bref, il arrivait qu’il fasse « fonction de » mais statutairement, il était pion (sauf erreur de ma part). Il était assez virulent : j’ai le souvenir, vers 1974, d’une équipée à Villard en soirée (naturellement en fugue), au cours de laquelle un petit groupe avait subtilisé un panneau triangulaire de travaux sur la route et l’avait ramené en douce pour le mettre après extinction des feux en travers du couloir du dortoir vers le 3° box. Lorsque Astier est passé faire sa ronde nocturne, lui qui marchait toujours comme un TGV, à toute vitesse en balançant les bras, il s’est naturellement « mangé » le panneau et ça a été la fête des premiers qui lui sont tombés sous la main (parfaitement innocents d’ailleurs, car le coup venait du 4° box).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais celui que j’évoquais, le surgé qui balançais ses clefs, son nom me revient : c’était M&lt;/span&gt;&lt;span class="MsoCommentReference"  style="font-size:78%;"&gt;&lt;a class="msocomanchor" id="_anchor_2" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=7821151544354047492&amp;amp;postID=3271058254008603921#_msocom_2" name="_msoanchor_2"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;r R[…], il n’avait pas contrôlé d’assez près la gestion de la Coop, oubliant que les adolescents ont parfois la main leste sur les tiroir-caisse quand ils le peuvent… […]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Un autre, si ça te dit quelque chose : ce type de 3°, je crois, qui était monté au Cornafion en ballade seul un samedi, et qui avait trouvé le moyen de se perdre au retour, dans des barres (le chemin n’était pourtant pas compliqué). Il a passé la nuit à la belle étoile et on l’a retrouvé le lendemain. Résultat des courses : un mois sans sortie… […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; Un méfait du destin, à présent. La vie est étrange, qui alterne les bêtises de mômes et les tragédies : tu dois te souvenir que lorsqu’on montait en AS ou en plein air skier à la côte 2000, tout le monde redescendait ensuite en ski par les Clos jusqu’au lycée, à travers les bois. Vers 1970-71, un garçon est tombé sur une pierre affleurant sur la neige et s’est cogné la tête en pleine course, il en a gardé des séquelles graves. Je ne me souviens plus de son nom, et pourtant je le connaissais. Je revois juste son visage. C’est ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une note plus gaie :pour terminer ce soir : mon premier émoi sexuel (de garçon très bien élevé) En gym, en 5°, la classe était encore mixte. Le prof (Mister Duthu himself) nous faisait faire le poirier, un la tête en bas et l’autre lui tenant les jambes. Ma partenaire était […] une fille de ma classe (ravissante, d’ailleurs), et la tentation était bien forte de glisser un œil indiscret vers sa culotte sous le short de sport…. En parfait gentleman de douze ans, doté d’une admirable éducation, j’ai chastement détourné les yeux. On ne se refait pas... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Pour les "ballades nocturnes répressives", j'ai connu une ou deux fois la menace mais ils ne sont jamais allés jusque là quand même. Par contre, avec certains pions, les pompes obligatoires, oui. Mais au fond, on n'était pas mécontents de montrer qu'on "assurait". On était des hommes... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Z (Olivier) :&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;J'ai ressorti de mes tiroirs quelques photos de Villard datant de 1990. Elles sont visibles ici : &lt;a href="http://picasaweb.google.com/olivier.pasteur/VillardsDeLans"&gt;http://picasaweb.google.com/olivier.pasteur/VillardsDeLans&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="text-transform: uppercase; letter-spacing: 1.2pt;font-size:78%;" &gt;Y (&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Laurent) :&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Merci Olivier !&lt;br /&gt;Depuis le temps que je promets a Gilles de ressortir cette photo de lui à la terrasse du café ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;a name="c2273838576552819608"&gt;&lt;/a&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je crois que je me rappelle de toi, Laurent. Ton visage me dit quelque chose, à cause du foulard (&lt;a href="http://picasaweb.google.com/olivier.pasteur/VillardsDeLans#5566222905671770306"&gt;photo où on te voit de visage avec le foulard jaune&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;Tu en portais un assez souvent, si c'est bien à toi que je pense. Mais ça doit être ça car le pull marin bleu marine me revient aussi. Par contre, le visage d'Olivier ne me dit absolument rien. Si tu es en 3° en Sept 1970 avec Winkle, alors moi je suis en 4° à ce moment-là (rentrée 70). La tenue de Winkle sur la photo, je m'en souviens très bien (le jean mauve et l'espèce de foulard bleu bariolé, la veste peau de mouton moins), sans parler évidemment du fameux bracelet (qui me faisait penser à un chamane). &lt;a name="c3741930195652934678"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W :&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Je crois que nous étions assez proche avec &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Michel Huguet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;. Si nous parlons du même il avait eu une aventure avec une fille superbe mais je crois qu’il y a avait eu des problèmes de santé entr’eux et il s’en était ouvert à moi. Blond avec une mèche qui lui barrait le front et un air malicieux avec ses yeux très clairs.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Henri Bedarida&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; : j’ai repris contact avec lui via les copainsdavant, nous étions très amis (pour ne pas dire plus) avec une bande de fille demi pensionnaire dont les sœurs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;MacFarlane&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; et à l’occasion d’une sortie commune nous avions rencontré (Henri, d’autres et moi) une de leur copine lyonnaise nommée &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Brigitte Levert&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;. La journée s’était tellement bien passé que Brigitte en avait gros sur le cœur de repartir le soir à Lyon. Peu de jours après nous avons commencé à échanger une correspondance passionnée voir enflammée (je l’ai retrouvé récemment dans ce paquet de souvenirs) comme deux ados un peu mal dans leur peau qui se trouvent des (beaucoup. ;) de points communs. Ce que je ne savais pas c’est que dans le même temps Henri faisait le mur puis du stop jusqu’à Lyon pour aller la voir. Dans ses courriers Brigitte m’a parlé une fois de lui et je crois qu’elle n’a pas vu qu’il était très amoureux d’elle. La vie est drôle on passe parfois à coté de très belle histoire…..&lt;br /&gt;A propos de fille, peut être as tu connu &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Anne Gentilini&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; ou encore &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Agnès Blanc-Gonnet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; ou bien &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Genevève Mure-Ravaud&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Joelle Argoud-Puy&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt; &lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Merci Laurent et Olivier pour les photos !!&lt;br /&gt;Maintenant Laurent je te revois grâce a cette photo devant le France    &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Par contre Anonyme (JSC) si tu pouvais m’envoyer une photos par mail perso je t’en serais infiniment reconnaissant car je culpabilise de t’avoir fait une analyse grapho et de ne pas me souvenir de ton visage.&lt;br /&gt;La contemporanéité de nos souvenirs est impressionnante !!&lt;br /&gt;L’expédition au Cornafion en solitaire avec égarement de la cordée est à attribuer à un dénommée &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Guyot&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;. A l’époque il y a avait (chose extrêmement rare à cette époque !) un photographe parmi nous et j’ai une photo de Guyot entrain de se changer devant son casier dans l’étude à son retour !! Même pas mal !! C’était un petit gabarit assez massif avec des lunettes, très sympa et qui avait très bien supporté sa mésaventure.&lt;br /&gt;A &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Duthu&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; !!!! avec sa voix de stentor. Un après midi nous étions au ski à La Cote 2000 et on le suivait. Il chantait « Etoile des Neiges » enfin dans sa bouche ça faisait « Etoileeeuuuuuuu des Neiges …mon coeur amoureuuuuuuuuxxxxx etc . On pouvait le suivre rien qu’à la voix. D’un coup un bruit sourd et puis plus rien. On s’approche d’un trou en bas des Jaux et on voit notre prof entrain de se rassembler. Il s’en était pris une bonne et le trou spectaculaire laissé dans la neige en attestait. Il va sans dire que vu son gabarit personne n’a esquissé le moindre sourire mais je suis sur qu’il ne l’aurait pas mal pris !!&lt;br /&gt;Concernant &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Anne Dardelet&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; j’ai également repris contact avec elle … elle est kiné à Autrans e sa soeur aînée est chef de cabine chez nous (Air France)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X :&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[…] Pas de photo&lt;/span&gt;&lt;span class="MsoCommentReference"  style="font-size:78%;"&gt;&lt;a class="msocomanchor" id="_anchor_4" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=7821151544354047492&amp;amp;postID=3271058254008603921#_msocom_4" name="_msoanchor_4"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; dispo, désolé […]&lt;/span&gt;&lt;span class="MsoCommentReference"  style="font-size:78%;"&gt;&lt;a class="msocomanchor" id="_anchor_5" href="http://www.blogger.com/post-edit.g?blogID=7821151544354047492&amp;amp;postID=3271058254008603921#_msocom_5" name="_msoanchor_5"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="display: none;"&gt;&lt;span style=""&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; Mais de toute façon, mon visage ne te dirait rien. &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-size:78%;" &gt;  &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;      &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Pour &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Anne Gentilini&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;, je me souviens juste du nom, rien d’autres. Mais Anne Dardelet, je me souviens mieux d’elle. Charmante, avec des petites taches de rousseur. L’air timide en apparence, mais du caractère. Mon premier amour secret et platonique…. Snif. Le type qui s’était perdu au Cornafion, son nom (Guyot) ne me dit rien, pas plus que la description. Je me souviens juste qu’il avait des lunettes et qu’effectivement, son aventure ne l’avait pas plus traumatisé que ça. Quant à Duthu et à sa chute dans le trou, je vois le tableau d’ici, ça devait rire sous cape… Ce n’était pas le mauvais bougre mais mieux valait éviter de le mettre en rogne. Je me souviens qu’un jour, des gars tiraient comme des malades sur la porte en bois assez fragile du gymnase, elle était fermée à clef et ils essayaient de forcer pour entrer, ils tiraient dessus comme des malades. Ca faisait un attroupement, le père Duthu qui était arrivé entre temps a pris les boules et il a retourné une « mandale pour adulte » à un des gars, ça l’a sonné. Pour les photos, je n’en ai plus. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; Le truc dont tu parles, ça ne serait pas un réchaud explosé ou un truc comme ça ? Il me semble avoir entendu parler de ça quelque part. Mais pour les bouffes, il y en a toujours eu : j’en ai fait jusqu’en terminale, on s’installait dans la bagagerie. Au fait, un sujet scabreux : tu ne te souviens pas de l'affaire de la rangée de culs ? Des gars qui s'étaient amusés à se mettre les fesses à l'air en rang d'oignon, une longue file, et un avait pris une photo en enfilade pour la faire circuler ensuite dans le bahut. Ca avait déclenché un vrai scandale, enquête de "Pépé" le proviseur et tout le tralala, je ne me souviens pas s'ils avaient trouvé qui c'étaient mais ça avait sacrément bardé. Ca devait être en 71-72, par là. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;La rangée de cul !! J’ai la version suivante à laquelle j’ai assisté.&lt;br /&gt;On descendait de temps en temps à Grenoble voir des concerts ou des évènements sportifs.&lt;br /&gt;Je me souviens entr’autre d’un concert de Jethro Tull d’où tout le monde était remonté bien déchiré… mais c’est pas celui là.. Il me semble que c’était plutôt un truc du style les 6 jours de Grenoble ou un autre événement sportif, bref toujours est il que nous avions eu accès à la buvette et que nous avions descendu « quelques » bières et pendant la remonté vers Villard toute la rangée du fond du car avait pas trouvé mieux que de traverser une partie de Grenoble avec le pantalon sur les genoux et le cul sur le dossier du fauteuil bien en vu de la populace outragée !! Pas de bol car il y avait un écriteau « Lycée Jean Prévost – Villard de Lans » sur le car et effectivement on s’est fait accueillir chaudement à l’arrivée car les outragés avaient eu le temps de téléphoner au bahut avant qu’on arrive….Bon cela dit c’est une blague tellement répandue qu’elle a du être faite plusieurs fois !!&lt;br /&gt;Je suis comme toi concernant le gars qui s’était explosé dans la descente des Clos. Je revois son visage après l’accident avec une énorme cicatrice sur le front et des lunettes qui m’avaient effrayé à l’époque car un des verres était strié horizontalement et l’autre verticalement. Il était resté longtemps absent après l’accident et la rumeur de son décès s’était répandue. Je crois me souvenir qu’il était très sportif, assez sec et noueux physiquement. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Pour les bouffes nocturnes à la fin (72-74) on les faisait dans les box car la valiserie était trop petite !!&lt;br /&gt;Je me souviens de deux morfales, un petit grenoblois qui s’appelait &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Boishardy&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; mais que l’on appelait Pipo et d’un autre nommé &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:78%;" &gt;Coutant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt; (Eric peut être). C’était petit déjeuner à minuit avec chocolat et tartines.. ou alors rillettes et pâté etc. au passage c’est vrai que l’on s ‘amusait à passer d’une fenêtre à l’autre en se tenant au montant mais il y avait une blague de meilleurs qualité : accrocher un drap à l’extérieur en le coinçant dans la fenêtre et la pauvre victime voyait son drap s’envoler au moment où elle essayait de le récupérer…et par vent du sud ça pouvait aller jusqu’à la conciergerie…&lt;br /&gt;Tiens les fenêtres des dortoirs m’en rappelle une autre : les guirlandes faites avec un rouleau de pq imbibé d’eau de Cologne et lances allumées... superbe la nuit … surtout quand une fois un rouleau ne s’est pas déroulé et qu’il est allé s’écraser sur une voiture sur le parking qui par chance n’a pas cramé (enfin cette fois là !)&lt;br /&gt;Je narrerai le coup de l’explosion une autre fois car le nom des acteurs m’échappe encore mais par les circonstances !!&lt;br /&gt;Au fait si ton pseudo n’en était pas un je te signale que nous étions dans la même classe 2A en 71-72 … j’ai sous les yeux le registre de la semaine du 25 mai… pas terrible les notes en math... mieux en physique... pas mal en histoire-géo… un petit scan en mail perso peut être ?? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Ah oui, pas mal le coup du rouleau de PQ et des draps, je ne m’en souvenais pas mais on a effectivement fait ce genre de bêtises : des classiques. Pour l’histoire de la photo, non, je crois que c’était vraiment autre chose de plus organisé, une provocation délibérée des « Autorités ». Pour le type que tu surnommais « Pipo », je ne m’en souviens pas, mais le nom de Boishardy me dit quand même vaguement quelque chose. Il ne faisait pas du hand ou du basket, ou quelque chose comme ça ? A mon avis, le nom, ce serait plutôt Boardy (je l’écris en phonétique) […]&lt;br /&gt;Pour le scan : tu peux me le mettre ici, sur le serveur free ? http://dl.free.fr/&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Préviens moi quand ce sera uploadé, en me donnant le lien, je récupérerai. Souligne-moi mon nom de l’époque, moi je ne m’en souviens pas :) (et stp, motus si tu as deviné) Tu n'aurais pas retrouvé des mentions de colle, avec ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Au fait, je me souviens plus précisément de ton histoire des fils coupés. Tu n'avais pas fait ça en étude, et tu avais fait valoir pour te défendre que tu t'ennuyais, que tu avais eu un coup de cafard..? Je crois bien que c'est ça. Hypocrite ! En attendant, tu n'étais pas passé loin du conseil de discipline, si je me souviens bien, ça avait fait du ramdam. Il y avait même des types qui te prenaient pour un dingue d'avoir fait ça. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;Effectivement ce n’était pas pendant une étude mais dans une salle d’études la 1 ou la 2 ou la 3 (je crois qu’il n y avait pas de 1) juste à coté de la bibliothèque.&lt;br /&gt;C’est drôle mais il me semblait que tu n’étais encore au bahut quand j’avais joué de la paire de ciseaux sur les outils de communications. Ce qui est troublant c’est qu’il me semble bien avoir plaidé mon cas comme tu le décris….&lt;br /&gt;Je t’ai envoyé un mail perso via copains avec les liens vers les scan de la liste de 2A 1971-72. Si le fantôme nous lit je vais lui coller la bave aux lèvres car j’ai quelques autres douceurs dans le genre…. mais patience…..&lt;br /&gt;Au fait si tu es celui que je crois que tu es (ça fait polar non ??) tu étais de taille moyenne, châtain ou brun avec les cheveux légèrement ondulés et il me semble une marque sur une des joues….me trompe-je ?&lt;br /&gt;PS : je n’ai pas stocké les mentions de colle car je n’ai pas le permis poids lourd… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[…] Winckle : hé hé, oui. Très polar Mais j'étais bien déjà là, mon coco. Ce qui m'a tué, ce n'est pas que tu aies coupé les fils du téléphone, ça j'aurais pu le faire tout aussi bien. Mais c'est que tu aies fait ça, disons, au grand jour. Ca, ça m'a tué. Mais vraiment. Jamais je n'avais vu un culot pareil, le genre suicidaire. C'est d'ailleurs pour ça que tu as commencé à m'intéresser, mon vieux. J'ai toujours eu un faible pour les dingues... […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;W : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[…] Dis-moi Anonyme si tu étais déjà là pour le coup des fils du téléphone tu dois savoir que j’ai (au moins) deux autres conneries aussi retentissantes à mon actif, dont une qui a mobilisé quasiment tous les élèves internes présents dans le lycée ce jour là (je sais on ne se refait pas..) .. Envoies un mail perso et je te récite les adresses de chargement de LJP-2A-1971-72 […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;h3&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;X : &lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;    &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;[…] T'as pas changé, hein ? Toujours aussi doué en anglais&lt;br /&gt;:) Have to take a look in manual mon gars (admire l'aisance du faux bilingue frimeur, coco, et prends en de la graine : 14 en anglais au bac écrit sans avoir jamais rien fichu de l'année, because mon système de pompe hyperminiaturisé) A+&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style="font-size:14pt;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Voilà, le ménage est fait l'essentiel est sauf, la vie continue. que ce soit en commentaire sur ce blog ou sur un site plus approprié comme le&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://lyceejeanprevost.blog4ever.com/blog/index-466063.html"&gt;BLOG FORUM DES ANCIENS DU LYCÉE JEAN PREVOST&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cliquez sur cette bobinette et la chevillette cherra&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-3271058254008603921?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/3271058254008603921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=3271058254008603921' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3271058254008603921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3271058254008603921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/evocation-croisee-danciens-de-ljp.html' title='Evocation croisée d&apos;anciens de LJP'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-3775893392216187182</id><published>2007-07-30T04:30:00.000+02:00</published><updated>2007-08-28T19:07:44.739+02:00</updated><title type='text'>1971 - février - Le Luc</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-3775893392216187182?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/3775893392216187182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=3775893392216187182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3775893392216187182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/3775893392216187182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/le-luc-1971.html' title='1971 - février - Le Luc'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-914247195481751402</id><published>2007-07-30T04:25:00.000+02:00</published><updated>2007-09-13T16:04:58.176+02:00</updated><title type='text'>1971 - avril - CNTE à Butaré</title><content type='html'>Je suis resté au Rwanda d'avril 71 à juillet 72&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé en avril, j'ai très vaguement fait mon troisième trimestre de 4ème par le CNTE. Je suis passé en 3ème par dérogation. Je me suis installé dans le confort des cours par correspondance. Piège fatal à ceux qui n'en acceptent pas la nécessaire méthode. Aucun devoir ne peut bien évidement interpeller l'élève sans une information clairement et préalablement exprimée dans la leçon ou sur un problème précisément developpé dans les exercices corrigés. Je commençais donc par la fin. Je prenais les devoirs à faire, je recherchais comme dans un jeu de piste les seuls paragraphes ou exemples nécessaires à la résolution demandée. Je faisais du copier-coller bien avant l'heure. Je n'apprenais rien. Je n'avais pas même besoin de comprendre pour faire. Pourvu que je respecte le timing du renvoi des devoirs et que ceux-ci reviennent avec des notes supérieures à la moyenne. Je n'avais guère de pression. J'arrivais malgré tout à me mettre en retard. A bâcler mes exercices. A récolter quelques avertissements et mauvaise note. Mais je suis passé bien evidemment en seconde. Sans rien savoir. Et en ayant totalement désappris à travailler. Si tant est que je ne l'avais jamais su.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Butaré, je garde beaucoup plus le souvenir des quelques rencontres éparses possibles. nous n'étions pas nombreux de la même génération. Le Rwanda, malgré les tensions qui déjà y couvaient, nous était, pour nous, si agréable à vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dominique Sauvé&lt;/strong&gt; dont je fus éperdument amoureux. Nous nous sommes quittés en juin 1972, elle rentrait en France. Je quittait définitivement le Rwanda peu après. Elle y revint. Nous nous sommes écrit avec une grande densité. Revus entre deux voyages, avec un desespoir insensé. Sans cesse à la poursuite d'un amour mal partagé qui jamais ne pu se rencontrer. Cette tragédie m'a accompagné tout au long de mes années lycées, et à induit l'ensemble de mes rapports amoureux d'alors. Toujours en quête d'une affection qui pourrait se substituer à cette quête, jamais vécu sans l'ombre de celle-ci. Il m'a fallu attendre 1976 pour pouvoir commencer à en faire le deuil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Benoit Salien,&lt;/strong&gt; belge. Et son vélomoteur que je jalousais ! C'est grâce à lui d’ailleurs que j’ai pu aller passer mon permis moto au commissariat.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean Larouche&lt;/strong&gt;, canadien. Employé à l'université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Anouar Bashir&lt;/strong&gt;, pakistanais. Dont les parents tenait un des principaux commerces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous formions une bande bien hétéroclite et j’ai du mal à me souvenir comment nous organisions nos loisirs, nous qui travaillions chacun dans notre coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faculté voisine avec sa bibliothèque et son laboratoire de chimie où je m’invitais pour toute sorte d’expérimentation était bien plus attirante que mes cours. Je crois que c'est là où travaillait &lt;strong&gt;Jean de Dieu Ngirabatware.&lt;/strong&gt; Il devait être laborantin.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Je n'ai plus jamais eu aucune nouvelle&lt;br /&gt;Sur mon répertoire de l’époque, il y a aussi les coordonnées de &lt;strong&gt;Caroline Bussière &lt;/strong&gt;et &lt;strong&gt;Ann De Senay.&lt;/strong&gt; Mais ma mémoire à leur égard me fait défaut. Et internet, silence. Seuls les courriers de Do qui suivirent son retour suggèrre quelques hypothèses précises dont je n'ai pourtant aucun souvenir. Ni de courrier de leur part. Me fait défaut aussi la mémoire des autres experts de l’IPN dont les enfants n’avaient pas notre âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère Jérôme, a conservé des contacts avec &lt;strong&gt;Richard Bois. &lt;/strong&gt;Ils étaient de la même génération et nos pères sont toujours restés contacts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a avait une experte en géographie que j’avais assisté pour dessiner ses cartes d’un livre sur le Rwanda.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une autre, Roumaine, qui m'offrit le livret poème de Guéo Milev, "Septembre".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais aussi monté un réseau de transmission, genre radio libre avant l’heure, avec une portée de 500 mètres...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et du Rwanda, je garde bien évidemment le mois que je passais à soigner les lépreux à travers le pays et dans une léproserie. Ce "médecin aux pieds nuds" que j'ai accompagné, pére blanc défroqué, endurci par plusieurs années en prison en Chine, à forger en moi mon souhait d'être médecin. Et j'ai oublié son nom. Ingratitude de ma mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens aussi de l'exploration du Nyamulagira en éruption sur les flancs du Niaragongo. Nous observions la coulée depuis la route de Goma. Et nous partîmes dans la foulée toute fraiche de Tazief. Et de l'escalade du Rwenzori dans des conditions innénarables... Mais que je raconterais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutes ces histoires d'une richesse inouie deviendront à mon retour en France un handicap social. Trop hors normes, au mieux passais-je plus tard comme "different", au pire comme affabulateur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-914247195481751402?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/914247195481751402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=914247195481751402' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/914247195481751402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/914247195481751402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/1971/04/butar-1970.html' title='1971 - avril - CNTE à Butaré'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-8084022420492260166</id><published>2007-07-30T04:20:00.001+02:00</published><updated>2007-10-09T18:33:24.776+02:00</updated><title type='text'>1971 - aout - Soins aux Lépreux</title><content type='html'>Cet été là, j'ai éprouvé l'intense satisfaction de me sentir utile. D'être ce que je devais être. Tourné vers les autres. Compassionnel et efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré à Giseni, chez nos amis &lt;strong&gt;Michel De Walque&lt;/strong&gt;, un médecin (?), père mariste défroqué (?), les deux ? Qu'importe ! Blindé par des années de prison en Chine, il est venu poursuivre son apostolat au coeur des milles collines et s'emploit, comme tant d'autres, comme si peu d'autres, à faire reculer le mal qui ronge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'embarque aussitôt avec lui pour l'aider dans sa léproserie à Gitarama. De là, nous sommes partis sillonner tout le Rwanda pour soigner, village après village, la lépre qui y sévissait. Toutes les maladies de la peau en fait, car seul une approche "générique" permettait de faire venir chacun sans le stigmatiser d'emblée d'une maladie encore si tabou, si ostraciste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A deux, dans notre combi WV. Aménagé en pharmacie. Nous faisons halte pour des rendez-vous de brousse. Connus de tous. Sommes-nous là à l'heure près, au jour près ? Ils sont là, eux. Ils sortent de leur campement provisoire. Ils alignent leur misère, leurs douleurs, voire leur agonie.&lt;br /&gt;Les membres tordus par la dégénérescence des nerfs. Les pieds et jambes profondemment crevassés de brulures incicatrisables. Ils sont invités à rejoindre la léproserie, seul espace susceptible d'accueillir une utile convalescence. Partir ? Ah quoi bon quand il y a encore tant à faire ici ! Tous nous quittents avec trente cachets en main. Un pour chaque jour. Dosés à hauteur du mal. Et puis des paroles amicales, réconfortantes, respecteuses toujours. La charité chrétienne prend ici toute sa valeur. Mon humanisme laic s'y retrouve sans mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici là s'inscrit en dur ma vocation. Etre médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous poursuivons nos routes aux confins du territoire. Franchissons les zones interdites à toute transhumances. Les secteurs frappés d'un mal plus terrible encore. La mouche Tsé-Tsé. Plus sournoise, celle-ci pond ses oeufs dans la moindre des tumefactions. Le mal gagne, mine, épuise, achéve. Et je vois autour de moi tous ses enfants léthargiques dans les bras de leurs mères épuisées, impuissantes. Et je vois ces mouches tranquilles, sereines, collés aux plis des paupières, aux commissures des lèvres, aux plaies ouvertes. Et j'en pleure. Et j'en pleure encore aujourd'hui en l'écrivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-8084022420492260166?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/8084022420492260166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=8084022420492260166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8084022420492260166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8084022420492260166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/le-baiser-au-lpreux-t-71.html' title='1971 - aout - Soins aux Lépreux'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-1101962020789874029</id><published>2007-07-30T04:10:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:34:16.105+02:00</updated><title type='text'>1972 - juillet-aout - Butaré/La Courcelle</title><content type='html'>Olivier est parti en mai (via le Caire !) pour présenter son bac (en vain !) à Brignoles.&lt;br /&gt;Gil et Jérome sont rentrés en France fin juin.&lt;br /&gt;Je demeure à Butaré pour préparer notre retour, mon père et moi, en voiture, jusqu'en France. Douze mille kilométres, six à huit semaines au bas mot.&lt;br /&gt;Une belle histoire.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdu au milieu de nulle part je rencontre &lt;strong&gt;Christian Foucher&lt;/strong&gt;, photographe itinérant.&lt;br /&gt;Je le reverrais en octobre à Paris. Puis plus jamais&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-1101962020789874029?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/1101962020789874029/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=1101962020789874029' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1101962020789874029'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1101962020789874029'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/agads-1972.html' title='1972 - juillet-aout - Butaré/La Courcelle'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2280986821124980288</id><published>2007-07-30T03:40:00.000+02:00</published><updated>2007-09-02T23:52:05.157+02:00</updated><title type='text'>1972 - septembre - Lycée Lakanal</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;En septembre 72 je rentre à Lakanal à Sceaux. Pour un an ? Pour trois mois mais je ne le sais pas encore. Interne. Relégué là dans l'attente d'une stabilisation parentale. Cela put être au Lycée Michelet à Vanves (complet), ce fut Lakanal. Là, ailleurs ....&lt;br /&gt;Quelques jours, quelques semaines, quatre mois à peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas facile d’être d’emblée amène quand on ressort d’une année scolaire isolée à quelques milliers de km de là. Je traine alors mon mal-être. Je muris aussi. C'est l'âge idoine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins de quatre mois, c'est un temps très court pour se rencontrer, se reconnaitre, s'apprécier.&lt;br /&gt;C'est ensuite un temps très long, trop, pour maintenir l'ébauche des amitiés tentées l'espace de ces quelques instants. Dans ces croissements d'existences d'adolescents, ce ne sont pas les griefs ou l'indifférence qui séparent, c'est simplement la contrainte de l'éloignement physique. Son impossible maitrise. Il ne me reste de cela qu'une ou deux photos, des adresses recueillies dans l'espoir de ne pas perdre le fil, quelques courriers pour tenter de le préserver. Et puis le silence assourdissant de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Patrick Carlier&lt;/strong&gt;, une bouffée d'amitié. Vitale. Une complicité fragile. Une forte attraction. Des gestes provocants. Pour se rebeller contre la bien pensance ? L'année d'après il ira à Chartres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Georges Canavaggio&lt;/strong&gt; dit "Raton", tout aussi présent. Déraciné lui aussi. Une mère généreuse, Lulu, &lt;strong&gt;Lucienne Pons,&lt;/strong&gt; qui m'offrit l'accueil de son appartement mes week-ends de sortie, puis plus tard, mon point de chute d'escapades parisiennes. Et sa sœur &lt;strong&gt;Anne Marie Canavaggio&lt;/strong&gt;. Séduisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nicole&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Blanchard &lt;/strong&gt;que la peur de la solitude me porta sans doute dans ses bras. Pas assez courageux pour renoncer à une tendresse passagère. Pas assez cynique pour bien vivre cette rencontre juvénile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dominique Delbecque,&lt;/strong&gt; son amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Armelle Vidaillac&lt;/strong&gt; était belle et me faisait rêver. C'est alors que j'étais terriblement platonique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Chantal Perez&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Inès Marti&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Eric&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Monrouzeau &lt;/strong&gt;dit "Gaspard", &lt;strong&gt;Philippe Chappe&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Emmanuel Corret &lt;/strong&gt;étaient suffissamment proches pour recevoir de leur nouvelle, dirctement ou par l'un d'entre eux. Avant de nous oublier à nos destinées distinctes.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Robert Fontaine&lt;/strong&gt; semble être parti dès le début du trimestre pour un autre lycée, à Epinay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien noté vos adresses dans mon répertoire, nous avons échangé un courrier ou deux, et pourtant je peine à me souvenir de vous. Donc à me souvenir de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de bribes d'une grève à l'internat. C'était le soir, à la cantine. Encore isolé, je fus surpris par l'injonction de cesser in petto de manger. Je n'avais rien vu venir. Je continuais à manger ma soupe. Seul assis parmi tous mes compagnons de table maintenant debout. Anti suiveur de foule, je suggérais à l'un des acteurs du mouvement qui m'apostrophait de s'asseoir en face de moi et de m'expliquer. Il du me convaincre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si de la suite de cette grève je n'ai plus guère de mémoire. Je me souviens que je pris en main la communication. J'ignorais alors tout de la géographie politique des journaux. Je venais d'arriver en France. J'achetais tous les quotidiens d'actualité au marchand de presse d'à coté. Ce devait représenter un budget lourd pour mon argent de poche perso. Je téléphonais à chaque rédaction en les informant d'une grève de la faim de l'internat de Lakanal. Le lendemain, je ne retins que les deux quotidiens qui avaient relaté l'événement, et maintint leur informations à jour jusqu'au terme de notre action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment en suis-je arrivé là je ne sais, mais c'est bel et bien moi qui me trouvait dans le bureau du proviseur pour négocier la fin de la grève. Outre les engagements de circonstance sur la qualité de la prestation servie (horaire, quantité, diversité, chaleur des plats) je me souviens surtout que nous avons obtenu d'ouvrir une buvette-croissanterie à l'intérieur du lycée. En effet, les internes ne pouvaient sortir de la journée et l'absence d'encas était déploré. J'en assumais aussitôt avec mes amis l'organisation, fastidieuse mais valorisante. Une petite salle nous fut allouée. Nous barrions la porte avec une table et nous vendions à prix quasi coutant, soda et croissanteries. Lesquels nous étaient apportés chaque matin par le boulanger du coin, ravi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti de Lakanal pour les vacances de Noël, sans même alors savoir avec certitude que je n'y reviendrais plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai gardé quelques adresses, noté quelques anniversaires : Patrick (19 janvier 55), Eric (22 mai), Lulu (1 juin), Anne Marie (4 janvier).&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2280986821124980288?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2280986821124980288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2280986821124980288' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2280986821124980288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2280986821124980288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/lakanal.html' title='1972 - septembre - Lycée Lakanal'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-1717813700489332740</id><published>2007-07-30T03:30:00.001+02:00</published><updated>2009-11-16T17:04:12.228+01:00</updated><title type='text'>1973 - janvier - Jean Giraudoux</title><content type='html'>Je rejoins Olivier au Lycée Jean Giraudoux à Bellac en janvier.&lt;br /&gt;Jusqu'en juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mes limbes, cette première demi-année scolaire se distingue de la suivante par la présence de mon frère, alors en terminale. Comment bien distinguer ce qui ressort d'une année l'autre ? Qui fut rencontrer là, qui fut croisé plus tard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous venions en voiture. D'abord avec la jeep WV rescapée du retour du Rwanda. Ensuite avec une NSU Printz bleue. Dans cette sous-préfecture où mai 68 avait peu marqué les us, l'émancipation de notre comportement, l'autonomie dont nous jouissions étaient remarquée. Nous vivions à quinze km de là, auréolés de cette liberté. Mon frère attirrant bien plus que moi la lumière, cheveux blonds, mi-longs, yeux bleu, poéte, et marchand bien au-dessu des étroites contingences quotidiennes de la scolarité... Mais je bénéficiais de ce premier réseau de relation, bien obligé de me trimbaler dans ces détours, puisqu'il assurait mon transport quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part je traversais la première fois cette cour carrée à l'image de ma vie d'alors. L'air un peu perdu. Déraciné. Protégé par ma grande écharpe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je traînais le même ennui d'étude que les années passées. Je subissais le même sentiment de solitude. Je ne profitais pas de l'attention qu'éprouvais certain à mon égard tant cela me paraissait improbable. J'éprouvais plus directement le ressentiment de quelques autres eu égard à mon statut "d'autre". Autre style, autre pensée, autre histoire. Ostracisme classique. Et l'adolescence est une période où s'exprime encore plus durement la palette des sentimentse les plus abruptes. Je passais sans doute à coté de vrais relations, car à trop vouloir qu'elles soient "vrais" je ne savais pas être simple et prendre la vie au meilleur sa présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette période, j'ai conservé, ne serait-ce qu'en pointillé quelques relations fortes qui ont comptées et comptent toujours pour moi, tant pour ce qu'elles furent que ce qu'elles demeurent dans le simple fait de ce fil non-rompu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère Olivier me presenta à ces amies. &lt;strong&gt;Martine Bodilis&lt;/strong&gt; dont il était proche. Et sa soeur.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Catherine Bodilis&lt;/strong&gt; était une fille formidable. Elle l'est toujours. Elle était en 1ère A. Cela ne nous a pas empéché de beaucoup nous voir. Artiste, cultivée, elle avait tout pour me plaire. Je n'ai pas su le vivre ou le dire, ou c'est elle ? Ou même le penser. De toute façon j'avais toujours au fond de moi un amour impossible qui rendait tous les autres impossibles. Il était vain d'y voir clair. Elle tenta un suicide. Son père m'en fit grief et mis un terme à nos échanges. Nous ne nous sommes pas complétement perdu de vue pour autant. Son amie &lt;strong&gt;Josiane ........ &lt;/strong&gt;, sans doute en 1ère A aussi. Fut durant ces deux années très présente. Et dépressive aussi.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Maryse Desset&lt;/strong&gt; était avec mon frère, en terminale. Sa douceur pétillante était de la même nature que celle de Dominique, mon amour impossible. Je l'avouais sans tricher et elle accepta, non sans risque, se transfert platonique. Notre échange épistolaire (des dizaines de pages par jour !) qui a capté tant de mon attention du fond de la classe n'est plus. Le lien ne s'est pas rompu, je la rencontre toujours. J'ai gardé toutes ses lettres. Je sais qu'elle n'a pas fait ce choix. Je ne les ai jamais relus. Mais je garde. Pour savoir que ça a été. Pour être sur d'avoir bien existé en ce temps là. Auprès d'elle son amie d'internat Gigi, &lt;strong&gt;Gisèle Roche.&lt;/strong&gt; Et son autre amie, la belle et grande blonde Linda,&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Evelyne Veyret&lt;/strong&gt;. Toutes parties étudier à Limoges l'année suivante. Et en filigramme, l'ombre de &lt;strong&gt;Bernard Mocoeur&lt;/strong&gt;, son promis au service militaire, dont elle restait indeflexiblement fidèle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jane Rousseau&lt;/strong&gt; venait d'ailleurs, de Mezière. Nous nous sommes rencontré à une soirée d'amis communs. Jane s'en souviens très précisement. Nous nous sommes beaucoup écris. Son humour et son élégance m'ont tiré vers le haut. Et je sais aujourd'hui combien j'ai du étriller et mettre à mal ses sentiments. Au moins n'ais je jamais menti, et ais-je toujours été heureux d'être son ami autant que cela soit demeuré compatible avec nos vies respectives. C'est sans doute &lt;strong&gt;Mireille Boos&lt;/strong&gt;, qui m'a fait rencontrer Jane. Mais je crois qu'elle était en 1ère A. Ou est ce &lt;strong&gt;Véronique Michelet&lt;/strong&gt; "Véro" (28 juin 55), également amie de Jane. Et de son frère Marc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Catherine Pointud&lt;/strong&gt; n'était pas du lycée. Elle vivait à Bellac. Elle était la fille de très proches amis. Depuis déjà plusieurs années. Donc mon amie. Mais nous avions alors d'autres centres d'intérêts que de conforter nos parents dans une harmonie héréditaire. On se voyait souvent, forcement, mais nous n'avions pas alors beaucoup de complicité à partager et nous n'avons pas vécu là les moments les plus riches de notre constante, quoique irrégulière relation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gérard Reix&lt;/strong&gt;, plus proche compagnon (27 avril 55), mais je ne suis pas sur qu'il était en D, peut-être plutôt en A. Nous avons fait beaucoup de choses ensemble. Il était interne et j'étais encore externe. Et bien que ces deux mondes étaient très distincts, nous avons été complices très tôt. En commençant par prendre le leader-ship du mouvement lycéeen. Organisant seeting dans la cour, débats enfumés dans le foyer et manifs dans Bellac. Mon coup de crayon rendait affiches et banderolles plus vivantes. Je reproduisais avec bonheur les premiers dessin de Plantu, avec Debré et son entonnoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a tout ceux qui ont tant compté alors, qui comptent toujours dans ma mémoire mais que où temps a estompé le suivi du lien et l’occasion de nouvelles rencontres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Odile Bonnet&lt;/strong&gt;, fut d'emblée ma compagne de fond de classe. Par défaut ou par choix je m'assis auprès d'elle. C'est elle qui me l'a rappellé. Je l'ai revu. A mon grand désarroi je n'arrivais pas à me souvenir d'elle, de nous, et d'ailleurs de pratiquement tout le reste de la classe. Nous avions comme complicité de nous sentir marginaux et j'avais comme grand avantage, à ses yeux, d'être plutôt beau. Et comme ennui de ne pas être son style sur tout le reste. Un peu chiant, compliqué et plaintif. Soit. On vit dans le regard des autres et celui-ci n'est jamais unanimement en votre faveur. Visiblement on ne partageait pas le même jugement sur les gens qui nous entourraient et sur nos loisirs. Elle en "rallye". Moi dans les "manifs". On ne risquait pas beaucoup de se croiser ailleurs que dans le fond de cette classe où nous unissait notre cancritude. Je venais de Lakanal. "Lakanal", il parait que ce fut mon surnom quelque temps.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y avait aussi dans cette même 1ère D &lt;strong&gt;Jean Claude Parouty,&lt;/strong&gt; boute en train avec lequel j'ai gardé contact quelque temps. &lt;strong&gt;Vincent Courtin,&lt;/strong&gt; dans ma classe et assez proche d'Odile...&lt;br /&gt;....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard, Josiane, Catherine, Véro et Mireille, nous étions souvent tous ensemble. Si ce n'était cette année là, avec certitude l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis des rencontres improbables, dans quel virée où m'emmenait Gérard. Comme ce bal à Droux ou je rencontrais &lt;strong&gt;Martine&lt;/strong&gt;, de Nantuat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montage poétique... Notre prof de français, &lt;strong&gt;Claude Poyo&lt;/strong&gt;, animait cette activité qui devait se terminer par une representation en fin d'année. Je l'apréciais beaucoup. J'ai su plus tard que c'était réciproque. Olivier en était un acteur déterminant. Je m'integrais au spectacle. Je crois que je choisis et appris par coeur "Je voudrais pas crever" de Boris Vian. Je le sais toujours. Olivier récitait une oeuvre sur le fond musical de la "Symphonie du nouveau monde" de Dvorak. Que ne l'ais-je de fois entendu lors de ses répétitions ? Mais Olivier "claqua" la porte. sans doute des dissensions internes dont il est possible que je ne sois pas étranger. Probablement une forte divergence sur le thème fédérateur du montage. Avec des personnalités fortes et oppossées dont au moins les deux notres ! Les répétitions firent long feu. La representation finalement n'eut jamais lieu. Et je repris le flambeau, seul, l'année suivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mouvement contre la décision de &lt;a title="Michel Debré" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Debr%C3%A9"&gt;Michel Debré&lt;/a&gt;, d'abroger les sursis pour le service militaire gagnait la France. Il n'était pas question de passer à coté. Fin mars, 200 000 lycéens manifestent durant une semaine, dont nous ! Première manifestation de lycéens dans Bellac, qui en avait jusqu'alors été toujours préservé, même en 68 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin de l'année on a passé le bac de français. A Bellac ? A Limoges ? Je n'en ai strictement aucun souvenir. Odile m'a dit l'avoir si brillamment réussi (meilleure note) qu'elle pu malgré ses résulats ausi muavais que les mines, se hisser en Terminale. Pour la redoubler in fine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette année là nous faisons aussi du cheval dans un club à Bellac, avec Olivier. Rebelles, contestataires, nous n'aurons pas notre brevet pour la seule et unique raison de ne pas avoir été dans une "tenue appropriée à l'examen"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-1717813700489332740?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/1717813700489332740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=1717813700489332740' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1717813700489332740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1717813700489332740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/jean-giraudoux.html' title='1973 - janvier - Jean Giraudoux'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-5504645837115574863</id><published>2007-07-30T03:24:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:34:51.816+02:00</updated><title type='text'>1973 - Paques - Pont Alexandre III</title><content type='html'>Paques à Paris. Je suis monté en stop. Voir des "copains". Je dormais à droite à gauche. Notamment pour une nuit chez un ami de mes parents. &lt;strong&gt;Georges Crank&lt;/strong&gt;. Il vivait en famille dans une péniche "La Madinina" bien placée en bord de seine. Juste en aval du Pont Alexandre III, rive droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Leur jeune fils tint à me faire la démonstration de son nouveau pistolet à air comprimé. Cadeau enviable jamais présent chez moi. Essais sous le pont Alexandre III. Tir à un mètre de distance sur une gaine de caoutchouc élastique. Ricoché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le choc fut brutal et instantané. Perception immédiate de ne plus avoir d’œil. Résonance du choc jusqu’au tréfonds de chacun de mes neurones. Pas de sang. Pas de liquide. Juste un énorme, incommensurable « micro choc ». Eblouissement et aveuglement. Noir lumineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Indicible douleur. D’emblée, dès les premières secondes, il m’avait fallut temporiser cette douleur. Etablir une "distance" entre la sensation physique de la douleur et la maîtrise de soi semble inversement proportionnel à la distance réelle qui sépare le point de douleur du siège de sa perception. Entre l'œil et le cerveau, il n'y a pas beaucoup de centimètres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Folie envahissante. J'ai « découvert » qu'un des moyens les plus absurdement efficace de se soulager est d'amplifier soi-même sa douleur (je m'enfonçais le pouce sur mon œil quelques instants) car le soulagement qui suit est vraiment le seul que l'on puisse escompter. C'est ce qui s'appelle devenir fou et qui précède sans doute le suicide de certains animaux blessés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fini par devenir plus sage. Respirer. Faire le vide (tenter). Se détacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Inconsciencence de sa mère qui néglige tout appel aux secours d'urgences, toute conduite à l'hopital. Coup et blessure. Non assistance à personne en danger. Je choisi le salut dans la fuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parti à la gare d'Austerlitz, pris le premier train pour Limoges, prévint précautionneusment ma mère qu'une blessure légère à mon œil nécessitait une consultation ophtalmique que je préférais faire auprès d’elle. Quatre heures de train en enfer. Borgne, une céphalée tétanisant ma tête, ko debout, je relativisais comme toujours en pensant aux agonisants des tranchées de 17... J'ai toujours considéré dans la vie qu'il y avait beaucoup plus malheureux que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Légère" blessure en effet. L'oeil n'était pas crevé. Le plomb s'était écrasé dans la paupière judicieusement fermée à cette fraction de seconde là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Juste" une fracture de la cornée, une hémorragie interne, une rupture de quelques ligaments suspensifs du cristallin, un traumatisme du fond de l'oeil et un début de décollement de rétine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste de quoi me dire que j'avais le droit d'avoir eu mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis resté sans vision de cet oeil pendant plus d'un mois.&lt;br /&gt;Je n'ai jamais revu ces gens...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-5504645837115574863?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/5504645837115574863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=5504645837115574863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5504645837115574863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5504645837115574863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/pont-alexandre-iii-72.html' title='1973 - Paques - Pont Alexandre III'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-1644254052796569333</id><published>2007-07-30T03:20:00.000+02:00</published><updated>2007-09-03T00:35:10.716+02:00</updated><title type='text'>1973 - septembre - Jean Giraudoux</title><content type='html'>Je redouble ma première D à Jean Giraudoux de septembre 73 à mars 74.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon frère et nos amis communs de Terminale sont partis. Mes anciens compagnons sont en terminale. Je suis ancien dans mon bahut mais nouveau dans ma classe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Opportunément, j'ai retrouvé la liste de cette nouvelle première D :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean Michel Ardellier&lt;/strong&gt; (8 juillet 55) ou Ardillier, fils du pharmacien de Chateau.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Françoise Ardillier,&lt;/strong&gt; soeur du précédent&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Francis Augris&lt;/strong&gt; (2 mars 56), interne ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Frédérique Barre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Alain Bachelerie&lt;/strong&gt; (16 juin 55)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marie France Benoiton&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Danielle Bernard&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sylviane Boyer&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vincent Courtin&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Daniel Cugy&lt;/strong&gt; (12 juillet 56) de Bessines ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Philippe Hilaire&lt;/strong&gt; (14 août 57)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jean Lavalade&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.trombi.com/j/ViewController?action=myPage&amp;visitreferer=3&amp;amp;persid=7182368"&gt;&lt;strong&gt;Agnès Lavalette&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;(24 février 56), fille du pharmacien de Bellac ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Eliane Mourgaud&lt;/strong&gt; (6 novembre 56)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.trombi.com/j/ViewController?action=myPage&amp;visitreferer=3&amp;amp;persid=7589247"&gt;&lt;strong&gt;Didier Ouvrard&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;(28 avril 55) de Bessines aussi ,&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.trombi.com/j/ViewController?action=myPage&amp;visitreferer=3&amp;amp;persid=5121179"&gt;Laurent Pasteur&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (19 septembre 56)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Gérard Peyrat,&lt;/strong&gt; grand bolnd&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Joëlle Pingaud&lt;/strong&gt; (14 décembre 56), aujourd'hui à l'Hopital de Limoges (2005) ?&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Catherine Pons&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/3732185/1087720389/patrice_puissesseau/"&gt;&lt;strong&gt;Patrice Puissesseau&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;(25 septembre 57)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Joëlle Risffaud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marcel Ustaze&lt;/strong&gt; (27 août 57)&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/3735084/1183514038/emmanuel_veyriras/"&gt;Emmanuel Veyriras&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; (24 mai 56) fils du Médecin de Rancon ou Chateauponsac ,&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Martine Verinaud&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Francis, Frédérique, Alain, Philippe, Eliane, Didier, Gérard, Joëlle (R) étaient parmi ceux que j'appréciais le plus. C'est du moins ainsi qu'ils furent alors soulignés. Heureuse précision qui pallie à ma mémoire. Sans doute aussi suis-je passé à coté d'autres êtres remarquables sans le savoir, sans le comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais j'ai retrouvé dans cet agenda 74 bien d'autres choses encore...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour regagner mon village le week-end, j'avais eu droit à une magnifique "Motobecane". Je me souviens de ces matins d'hiver où j'arrivais au premier cours du lundi, celui des maths, et où je m'installais tel une image éternelle du cancre, au fond prés du radiateur. Près ? Collé au radiateur. Arrivant au dernier moment, voire souvent en retard, j'étais dans l'impossibilité de parler ou d'écrire, visage et mains paralysées par le froid. Notre professeur avait du céder à cette manifestation d'impuissance, et ce premier cours de la semaine se déroulait doucement comme un chat qui s'étire lentement quand revient le soleil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Montage poétique... Je participais bien sur à l'élaboration de ce nouveau montage poétique. Je ne suis plus certain qu'il était directement animé par notre prof de français ou par un quelconque prof. Je crois que nous l'avions pris en main de façon plus autonome, lui donnant alors une orientation plus radicale. Je suivais les répétitions du mardi et du jeudi soir avec assiduité. J'en interprétais un morceau essentiel. Un poème de &lt;a href="http://www.roumiana.com/milev.htm"&gt;Gueo Milev&lt;/a&gt; : "Septembre". 648 vers que je déclamais de mémoire. J'exprimais sans réserve la rage de l'auteur, le désespoir des martyrs, la souffrance du peuple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois premiers vers démarrais dans les ténébres&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Dans ses sombres entrailles, la nuit enfante / la haine du serf, séculaire, effrayante, / une colère empourprée"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Les trois derniers s'envolaient vers la lumière :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"La vie de l'homme prendra un essor infini / - ascension, ascension ! / La terre sera un paradis - / oui, elle le sera !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C'était épique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En occupant un tel espace, j’avais contraint les autres à adapter leur choix à cette œuvre inclassable. Pas facile. D'autant que l'aisance apparente de mon expression tétanisait les autres interprètes. Je proposais Vian (Le déserteur), Eugène Potiers (L'internationale), Dominique Grange, ... Catherine Bodilis ne participait mais venait m'encourager. J'appréciais ce soutien. Mireille fini par nous quitter, trop malmené sans doute par mon exigence égoïste.Je parti du lycée fin mars. Arriver après le début, partir avant la fin, voilà bien ce qui a caractérisé, par contrainte devenue nature, tant d'actions de mon existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gueo Milev... Ce livre m'accompagnait depuis deux ans. Il m'avait été offert en 71, à Butaré, par une professeur bulgare. Il m'avait ouvert à la poésie des révoltés. A Maïakovski, à Charles Nokan et à tant d'autres. Mais je lisais avec autant de passion "Je voudrais pas crever" de Boris Vian. &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;(Je voudrais pas crever / Non monsieur non madame /Avant d'avoir tâté / Le goût qui me tourmente / Le goût qu'est le plus fort / Je voudrais pas crever / Avant d'avoir goûté / La saveur de la mort...)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; Ou "La voix sans nom" de Marcel Béalu. Ce dernier m'avait dédicacé cet ouvrage lors d'un passage à Paris, avec Gil, dans sa librairie de la rue Saint Severin. Et c'était là, juste pour moi, une invite à écrire de même. &lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;( Je suis une voix sans nom / Qui a faim peur et froid et se met à crier / Je suis la voix qui est au fond de tous les hommes / &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;em&gt;Qui veut crier et qui ne sait pas même crier ).&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Club Nature Jeunesse... Avec le soutien du professeur &lt;strong&gt;Videaux&lt;/strong&gt;, je tentais de remettre sur pied cette association en sommeil. J'adorais ce prof. J'adorais sa matière, les sciences naturelles, la biologie. Je voulais toujours être médecin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lisais la "Guérilla du Che" de Régis Debré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeu de Go... Fin janvier je suis allé voir Gil et Henry à Paris. Ils m’ont offert mon jeu de GO. Je l'ai toujours. Je me suis toujours senti tripalement en symbiose avec ce jeu. Je l'ai toujours. Et si j'y joue très rarement (ne jamais rien faire régulièrement, ne jamais approfondir une connaissance jusqu'a sa maitrise, me caractérisent), j'ai toujours autant de plaisir à poser mes pions au faux hasard du goban comme j'ai toujours posé les miens sur l'échiquier de ma vie. Un peu partout, aux quatre coins, sans en définir l'utilité future. Puis constater la richesse des connexions induites. Ou la fragilité mortelle d'options mal suivies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En février, nous avons trouvé une chambre en ville, Gérard et moi, 23 rue Vergnaud. Cinquante francs par moi, non chauffée, un robinet d'eau froide et les toilettes au rez-de-jardin, au fond. La liberté. J'ai pu quitter l'internat. Cette chambre est vite devenue le lieu de rencontres privilégié du groupe d'amis que nous étions. Catherine et Martine étaient là souvent, Gérard (P), "le gros", Eliane. Dominique est venue une fois, désespoir ou délivrance, c'était enfin la fin... Josiane, Mireille, Véronique, Nicole, Françoise, Christian aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Patrick, Catherine, Martine et Eliane, puis Gérard et Maurice, nous sommes allés au concert des Who à Poitiers. Ce doit être un des rares concerts de pop auquel j'ai assisté à cette époque. Je n'accrochais guère à cette musique et j'ai trouvé le concert très "commercial". J'aimais les mélodies du jazz, les chansons à thèmes et je ne comprenais rien à l'anglais.&lt;br /&gt;Comme le tout jeune Maxime Le Forestier, vu alors en spectacle à Limoges...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rues de Bellac, nous cherchions un soir désespérément Catherine. J'avais passé la journée avec elle. Elle m'avait quitté voulant mourir. Nous l'avons retrouvé les poignets en sang dans le petit parc au dessus du lycée. Avertir ses parents, subir leur vindicte d'adultes fut une épreuve. Voir Catherine éloignée à Paris avec l'interdiction de me voir, une condamnation sans appel ni jugement.Surjouant mon cynisme, j'évoquais lors de notre soirée quasi mortuaire après le départ de Catherine, l'absence de risque létal d'une coupure de rasoir au poignet. "&lt;em&gt;Les tendons gênent l'entaille, le sang coagule tout de suite. L'acte est vain si c'est vraiment la mort que l'on recherche. A tout prendre il est plus efficace d'entamer le bras plus haut, voir dans le pli du coude. La chair y est tendre, l'entaille plus profonde. Et le faire dans sa baignoire pour que le sang s'écoule continument. &lt;/em&gt;"Josiane écoutait. Quatre semaines plus tard, elle mettait ce "conseil" en pratique. Fort heureusement son cri de panique devant le jaillissement du sang alerta ses parents....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tut's. C'était le signal de l'arrivée du surveillant général. Le clapet de la langue sur le palais pour prévenir de sa présence. Il effrayait (presque) tout le monde. Il sanctionnait sans ménagement et j'ai passé plus de mercredi et samedi en colle cette année que tout autre activité."&lt;em&gt;Vous n'êtes qu'un petit con et vous le resterez toute votre vie"&lt;/em&gt;, me dit-il un jour. Il perdait vite son sang froid et je gardais le mien. L'œil crane comme "Dany" en 68 devant les CRS. Son bureau, c'était mon Gay Lussac à moi. Il s'appelait &lt;strong&gt;Lavigne&lt;/strong&gt;, nous le nommions Toto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était encore une époque où ce type d'homme pouvait gifler un élève. Je tentais de provoquer une insurection à la suite d'un tel incident. Les professeurs soutinrent ma demarche. Las, la victime préferait une bonne baffe à quatre heures de colle. On me pria de m'occuper de mes seules affaires. D'autant que le Toto su très bien m'isoler à son sujet. Un jour de colère entre nous, il distribua au moindre sourire inaproprié des heures de colle. Vingt élèves furent atteints. en vingt minutes. Sauf moi. Et tout le monde su que j'étais la première cause de sa rage. Vingt personnes qui m'en voulurent à moi plus qu'à lui d'avoir réveillé le chat qui dort. Et l'ensemble du lyéce habilement retourné contre moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début mars, les manifestations étudiantes et lycéennes annuelles reprennent. Cette année contre la loi &lt;a title="Joseph Fontanet" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Fontanet"&gt;Fontanet&lt;/a&gt;. Je fus contacté très secrétement par un militant de l'OCR, ancien du lycée où il connu des déboires en 68/69 : &lt;strong&gt;Angel Pedro Ranz&lt;/strong&gt;. Ce ne fut guère probant sans doute. On organisa notre petite action en autonome. Grève. Affiches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce 2 avril, nous regardions la télé avec Gil. Un film. Je ne sais plus lequel. Soudainement interrompu par un flash d'information exceptionnel. "Pompidou est mort !" nous sommes-nous écriés simultanément. Et nous avons éclaté de rire. La politique est terrible et ne rend guère charitable. Et Josiane vient de manquer son suicide. Henry, nommé en Uruguay vient de partir.&lt;br /&gt;Et je quitte soudainement le lycée de Bellac pour rejoindre Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gérard m'écrit. Il me donne des nouvelles de Catherine, de Vero, de Mireille qui m'écriveant aussi par ailleurs. Et de Josiane. Ils tombent amoureux l'un de l'autre. Et ce changement compromet le voyage que nous comptions faire en Angleterre au mois d'Août.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-1644254052796569333?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/1644254052796569333/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=1644254052796569333' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1644254052796569333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/1644254052796569333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/jean-giraudoux-1974.html' title='1973 - septembre - Jean Giraudoux'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2492331366088011987</id><published>2007-07-30T03:10:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:36:41.926+02:00</updated><title type='text'>1974 - février - Escapade à Aix</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Olivier et Jérôme vivaient à Aix. J'allais les voir. J'y retrouvais &lt;strong&gt;Marie Paul &lt;/strong&gt;et&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/3837734/1400583970/charlie_patrick_raby/"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;strong&gt;Patrick Raby&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt; qui y passait régulièrement. J'y rencontrais pour la première fois &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/4779676/1288411685/jean_paul_amann/"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;strong&gt;Jean Paul Amann&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt; et &lt;strong&gt;Myriam Ckiais&lt;/strong&gt; qui vivaient ensemble dans l'ancienne chambre de Marie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Olivier vivait dans une minuscule chambre. Un placard à balai dans une demeure prestigieuse. Un escalier immense aux amples arondis. Un palier d'opéra. Une grand double porte à gauche, son pendant à droite. Au milieu, confondue dans les boiseries, une porte. Et derrierre cette porte, un mètre de profondeur qui donnait sur un grand occulus. Comme le lit ne pouvait pas rentrer, une partie de celui-ci avait été placé, à travers la cloison séparant du palier, dans un fausse commode qui y tronait !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jérôme était interne au Lycée Vauvenargues. Sa priorité fut que je vienne le chercher à la sortie dès le samedi de mon arrivée. Cela faisait des mois qu'il menaçait des represailles de son grand frère les importuns qui lui cherchaient querelles. J'avais grandi. Et ma corpulence était devenue plus impressionnante que celle de mon propre frère ainé. &lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Marie, je l'avais rencontré à La Courcelle, venue voir Olivier durant l'été 73. Ils s'étaient découverts au lycée de Brignoles en juin 72. Après une année d'étude à Aix, elle choisit de migrer à Lyon. Pour rendre le présent plus clair. Et revenait régulièrement. Je la reverrais plus encore l'année suivante. Et &lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;dit Charlie, déjà croisé à Villard, de passage. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Patrick, je l'avais croisé à Villard. Comme nous étions tous les deux en "goguette", nous sommes retsé plus ensemble et je l'ai mieux connu. Sa bohème déchirée me fascinait. J'étais content d'y puiser quelques ouvertures vers d'autres espaces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean Paul, je le revis souvent et le vois encore. Pas assez. C'est sans doute celui de toute mes relations que je considère avec le plus de respect dans le domaine de la pensée philosphique. Une écoute surprenante. Une capacité à rendre intelligible la moinde de vos confusions de pensées comme si vous en étiez vous-mêmes l'auteur. Je découvrirais plus tard sa mère et son frère auxquels je resterais également très attachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Myriam, une blonde débordante de gentillesse. Nous sommes revus. L'année suivante et plus tard aussi. En heureux pointillé. mais elle a totalement disparu. Introuvable. Où peut-elle être cachée ? Est elle épanouie ? Je le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je m'enthousiasmais alors de la moindre rencontre aimable et féminine. &lt;strong&gt;Kim&lt;/strong&gt; une américaine. &lt;strong&gt;Carole&lt;/strong&gt;, une canadienne. &lt;strong&gt;Scheila&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;Line Martin&lt;/strong&gt;. Aix était une ville étudiante qui semblait ne réunir que des gens de notre génération. Un foisonnement d'activité, de rencontre, de tchatche. Patrick m'initiait à l'écriture automatique et à la défonce au trichlo...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;em&gt;Et ce sang qui s’écoule dans mes veines&lt;br /&gt;aux rythmes de ton cœur&lt;br /&gt;ce sang-fleuve&lt;br /&gt;dont l’ivre vague éclate en rire&lt;br /&gt;pour peuplastrer la mer d’étoiles&lt;br /&gt;ce sang – joies et douleur –&lt;br /&gt;est-ce mon sang ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fusion d’âmes&lt;br /&gt;qui suis-je nous qui sommes toi&lt;br /&gt;moi qui peut être je ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Torrents précipités dans l’écume des nuits&lt;br /&gt;fracas&lt;br /&gt;rire&lt;br /&gt;douleur&lt;br /&gt;joie&lt;br /&gt;plaintes&lt;br /&gt;... lancinance vive&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Délires -&lt;br /&gt;avidité d’une lune soleil&lt;br /&gt;boulevard sans fin d’une naissance de mer béton&lt;br /&gt;irradiée d’eau lactescente&lt;br /&gt;imagination lumière&lt;br /&gt;découverte flou du H de la vie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passion&lt;br /&gt;un cœur n’influe ni le sable ni le vent&lt;br /&gt;la fluidité nous sépare... est celle qui nous rapproche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’attente des yeux n’a de limite que l’imagination&lt;br /&gt;avide de lumière ceux qui t’ont vue&lt;br /&gt;n’osent dénivrer&lt;br /&gt;... ont déjà dépassé les murs, les rues ...&lt;br /&gt;je marche seul, là ... si loin&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le sourire que je t’esquisse&lt;br /&gt;n’est pas pour satisfaire&lt;br /&gt;la satisfaction&lt;br /&gt;des passants satisfaits de leurs satisfactions&lt;br /&gt;mais oublier les mots impurs&lt;br /&gt;pour que ms lèvres gardent&lt;br /&gt;la volupté de ton empreinte&lt;br /&gt;la fraicheur de ta bouche et son brasier de lave&lt;br /&gt;pour un souvenir espoir&lt;br /&gt;futur du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendant ... ... toi.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'y reviendrais en 75, mais ne le savais pas encore !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2492331366088011987?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2492331366088011987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2492331366088011987' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2492331366088011987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2492331366088011987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/aix-1974.html' title='1974 - février - Escapade à Aix'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-6115385394431900414</id><published>2007-07-30T02:50:00.000+02:00</published><updated>2007-09-03T23:07:20.138+02:00</updated><title type='text'>1974 - avril - Lycée Arago</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos.pagesjaunes.fr/1/c/tbf/user=ciweb;uri=fUTX2MwEBgEwkP2TsqIHH4eE5LTWJ+4ToFEsAyPkKw3QljChzJYlRH3HK4FC5Yv/HXcPKyMQQz61Lw5o4Ytx3HJHbaaZQybndQmQY0OOKh2VHY/1pdo2UYJV/GCMDe60eK5ivcvfVplY1OYyPZy8HOGU79k2kfaqBPMJ4UuAuj03NQiJ9B5MJw=="&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos.pagesjaunes.fr/1/c/tbf/user=ciweb;uri=fUTX2MwEBgEwkP2TsqIHH4eE5LTWJ+4ToFEsAyPkKw3QljChzJYlRH3HK4FC5Yv/HXcPKyMQQz61Lw5o4Ytx3HJHbaaZQybndQmQY0OOKh2VHY/1pdo2UYJV/GCMDe60eK5ivcvfVplY1OYyPZy8HOGU79k2kfaqBPMJ4UuAuj03NQiJ9B5MJw==" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je rejoins le lycée Arago à le 5 avril, un vendredi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon coussin Gilles me présente aussitôt son ami &lt;strong&gt;Rémi Abecassis&lt;/strong&gt;, dans la classe duquel je suis placé. Heureuse rencontre qui me permet une intégration immédiate. Je m'acoquine avec &lt;strong&gt;Pierre François Erard, Jean François Chuc&lt;/strong&gt; dit "Scmuk", &lt;strong&gt;Jimmy Bergeal&lt;/strong&gt; (hélas partie en roue libre sur les chemins escarpés de la drogue et assassiné en 76). Je côtoie &lt;strong&gt;Christian Gélise &lt;/strong&gt;(devenu instituteur), &lt;strong&gt;Marie-Pierre Primault, Françoise Pirat&lt;/strong&gt;. On mange aux « resto U » plutôt qu'à la cantine. Je rencontre &lt;strong&gt;Sylvie Buchalet (3 décembre 1957)&lt;/strong&gt;, à quelques centaines de mètres de là, au Lycée Boucher. J'en tombe amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rue des Lyonnais. J'y vis parfois seul. Ces moments d'autonomies profitent à mon entourage. Mes nouveaux amis parisiens. Ceux de Bellac, Jane, Catherine, Gérard, Josiane, Claude, qui viennent me voir. Ou d'ailleurs, comme Dominique... J'y rencontre aussi &lt;strong&gt;Claire &lt;/strong&gt;et&lt;strong&gt; Penny&lt;/strong&gt;, mes voisines anglaises. Je revois Patrick, Georges, Anne Marie et Lulu avec qui je correspond depuis Lakanal. Inès aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rue des Lyonnais en face, au 24, il y avait un coordonnier. Nous nous liames d'amitié. J'étais et je suis toujours façiunné par le travail manuel des artisans. Je l'observais inlassabelemnt redonner vie aux épaves qui lui étaient remises et ressortaient de ces grossses mains calleuses, toute neuves, propres et soyeuses. Il avait un bracelet de force au poignet. il m'en fit un qu'il m'offrit. Je l'ai toujours. Je crois qu'il s'appelait &lt;strong&gt;Henri &lt;/strong&gt;(?) &lt;strong&gt;Ducousso&lt;/strong&gt;. Nous discutions politique et monde à refaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maths. Seule fois de ma vie où je devins "bon" en cours. Notre prof a inversé l'ordre du programme, et reprend ce que j'ai déjà vue au premier trimestre et l'année précédente. je me ballade. J'obtiens des 18 qui font croire à chacun que j'ai enfin décider à travailler. C'est néanmoins grâce à ce concours de circonstance que je réussirais mon bac l'année suivante. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Vivant seul rue des Lyonnais j'organise ma vie et ma présence en cours au grè de mes besoins. C'est ainsi que je choisis le confort d'un week end prolonger à l'ascension pour acceuilr mes amis de Giraudoux. Je séche une épreuve de physique. S'en suit une belle histoire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dès lundi, la rumeur que tous les absent de vendredi ont d'office "0". Injustice inacceptable. surtout pour moi qui un mot d'excuse certifiée ! Nous convenons de refuser cela en bloc. Viens le cours. L'annonce de la section. Le silence dans ce grand amphi. Mon étonnement.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Seul, je me lève. Je refuse la sanction. Conteste l'arbitraire. Revendique mon bon droit. Le prof remoente les travées à ma hauteur. Me mets au défi de faire la colle au tableau. Bravache, j'entreprends la démonstration de mon savoir. Aidé en cela par un élève au premier rang qui me souffle continuement l'exposé du corrigé. D'en haut la manoeuvre échappe au professeur. Celui-ci est scotchée par ma démonstration. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;- &lt;em&gt;"Trois exercices, cinq minutes pour en faire un, un quart d'heure pour les trois, Cela vaut plus de vingt et vous voulez que j'accepte un zéro ?".&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il jette l'éponge. &lt;em&gt;"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;- Je vous enléve le zéro"&lt;/em&gt; . Et reprends sans pause son cours.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;- "Et les autres ?" &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;- "Les autres c'est leur problème !"&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les autres restent cois. Je reste debout. Le cours reprends. Je m'asssied. Les autres m'en veulent. Jaloux. Je ne serais décidement jamais un leader charismatique...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paradis artificiels. Je bois. Je fume des gauloises sans filtre. Je découvre les volutes de l'herbe. Un jour je pars sur une autre planète avec un buvard de LSD. Merveilleux et désespérant. Je décide de ne plus jamais cheminer ma vie sur ces chemins trop déstabilisant pour être honnêtes. De fait, je n'ai plus jamais pris aucun stupéfiant depuis ce jour du 14 juin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'inscris au PS, tendance Cérès. Pour voir, sans contact préalable. J'y reste le temps d'une réunion. Je m'intéresse à Mao, déjà. Gérard m'entraine vers l'AJS et l'OCI dont il se sent plus proche. J'assiste, impuissant aux élections présidentielles des 5 et 19 mai.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je passe mon l'écrit de mon bac de français le 26 juin et l'oral le 1er juillet.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-6115385394431900414?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/6115385394431900414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=6115385394431900414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/6115385394431900414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/6115385394431900414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/arago-1974.html' title='1974 - avril - Lycée Arago'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2917222294483306303</id><published>2007-07-30T02:40:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:38:09.878+02:00</updated><title type='text'>1974 - aout - Ecosse</title><content type='html'>Rapide tour de l'île en août et en stop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début de l'année, nous avions échafaudé une grande virée en Angleterre avec Gérard. A la fois l'occasion de partager une aventure et d'améliorer notre anglais. Mon départ de Bellac, le souhait de Gérard de partager plutôt son été avec Josiane, cette virée à deux n'était plus possible. Seul, je n'ai pas pour autant renoncé. Il me fallait aussi des sous. J'ai travaillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En avril, je suis plongeur à la cantine d'entreprise de l'Unesco. Rue Miollis. Travail au noir, paradoxe d'une institution aux nobles desseins. Les plateaux sales qui rentrent par le petit guichet, le tri, les machines. L'odeur chaude, vaporisée, de l'eau de vaisselle. Le récurage des casseroles en fin de service, celui des friteuses, indécrassables. J'aimais bien ce travail. Simple. Mes collègues sont adorables et attentionnées. Maternelles. Elles soustraient les meilleurs desserts au début du service pour m'en garantir l'octroi. Ce qu'elles n'oseraient jamais faire pour elles-mêmes. J'ai conservé vos adresses, &lt;strong&gt;Pierrette Offret&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lucie Bazouge&lt;/strong&gt;, mais vous ais-je jamais écrit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin juin, je suis homme à tout faire à l'Hôtel du Parc Royal (4°). Une ambiance beaucoup plus dure. Une direction sèche et jamais satisfaite du travail des deux trois employés que nous sommes. Le ménage des chambres est difficile. Elles vieillissent mal. Les courses du matin au monoprix pour la cuisine du midi jamais parfaite. Il y avait toujours un produit qui n'était pas conforme. Le service à table au moins m'offrait les sourires des clients. Je prends des initiatives et casse une lampe. Très sale et qui méritait plus d'attention. On ne m'avait rien demandé. La matrone, &lt;strong&gt;Bertie Cortes&lt;/strong&gt;, me vire comme un employé au noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En août je pars. J’avais pris quelques notes dans mon agenda sans lesquelles jamais je n’aurais pu retracer, même en pointillé, ce voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Vendredi 2&lt;/em&gt;. Départ 10am. Rencontre &lt;strong&gt;Antoine&lt;/strong&gt; et Claude. &lt;strong&gt;Claude Guion&lt;/strong&gt;, elle se rendait à Edgware (Middx). Pas dormi sur le bateau.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Samedi 3.&lt;/em&gt; Arrivée à Londres 9am. Contact avec &lt;strong&gt;Claire&lt;/strong&gt;. Ma voisine de la rue des Lyonnais. Elle m’offrit son hospitalité et celle de ses copines sur mon trajet. Sans les en informer ce qui n’entraina pas toujours un accueil spontané et chaleureux ! Pub.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Dimanche 4&lt;/em&gt;. Rencontre &lt;strong&gt;Christine&lt;/strong&gt;. Sheet.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lundi 5.&lt;/em&gt; Visite de Londres en bateau. Achat couteau. Repas dégueulasse. Lettre à Henry.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Mardi 6.&lt;/em&gt; Départ de Londres par le Coach de 13h10 pour Cambridge. Auberge de jeunesse. Manger des nouilles dégueulasses.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Mercredi 7&lt;/em&gt;. Départ en stop à 10h. Camionneur puis voiture. Pub puis marché à pied jusqu'à Chesterfield. &lt;strong&gt;Anna&lt;/strong&gt;, son frère. Bu deux litres de bières.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Jeudi 8&lt;/em&gt;. Malade, rhume, fièvre, fatigue.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Vendredi 9&lt;/em&gt;. 8h30, Anna m'a conduit jusqu'à la route. Stop. Arrivée à 3h chez Jennifer. Pas sympa.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Samedi 10&lt;/em&gt;. Parti à pied à 9h (en stop ou en train ?) pour l’Ecosse. Arrivé à Perth à 18h. "&lt;strong&gt;Jo&lt;/strong&gt;" n'est pas là. Auberge de jeunesse. Rencontré deux françaises, Sylvie et F...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Dimanche 11&lt;/em&gt;. Départ. Coincé longtemps sans prise en charge. Canadien. Visite du château. Auberge pleine. Bed &amp;amp; breakfeast. Bar. Whisky.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lundi 12.&lt;/em&gt; Aberdeen. Plage. Summeerhil.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Mardi 13&lt;/em&gt;. Départ d'Aberdeen. Arrivée Inverness 2pm. Promenade au bord de la rivière.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mercredi 14&lt;/em&gt;. Départ d’Inverness difficile. Une voiture rapide. Des Belges. Puis un car. De la pluie.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Jeudi 15&lt;/em&gt;. Départ de Strathpeffer où je suis resté coincé. Attente infinie de 9h à 14h ! Désespérant. Marche à pied. Heureuse prise en charge par un couple de Suédois qui m’amènent jusqu’à Craig sur la côte. Auberge de jeunesse dans les landes après une heure de marche dans un crépuscule masquant le chemin douanier.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Josefsson Framnäs&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Birgitta Malmstensgat&lt;/strong&gt; vivaient à Värnamo. Ils ont été un magnifique rayon de soleil dans cette écosse humide et froide.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Vendredi 16&lt;/em&gt;. Exfiltration avec les Suédois. Voyage toute la journée jusqu’à Glencoe. Hôtel.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Samedi 17&lt;/em&gt;. Toujours avec les suédois, jusqu’à Carlisle. Puis stop. Pris en charge par un homme qui insistera beaucoup pour tenter de me convaincre d’une aventure sexuelle avec lui. Arrivée chez &lt;strong&gt;Jennifer&lt;/strong&gt; à 6h.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Dimanche 18&lt;/em&gt;. Repas très british chez les &lt;strong&gt;Robinson&lt;/strong&gt;. Match de criquet. Pub.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Lundi 19&lt;/em&gt;. Arrivée à Londres à 1h. départ en train pour Paris le soir.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Mardi 20&lt;/em&gt;. Arrivée Paris.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Mercredi 21&lt;/em&gt;. Paris – La Souterraine en train.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Je me souviens des boites de fromage en conserve, Kraft, que j'achetais. La densité de cet aliment me permetais de me nourrir et me caler toute une journée.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2917222294483306303?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2917222294483306303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2917222294483306303' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2917222294483306303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2917222294483306303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/08/angletrerre-1974.html' title='1974 - aout - Ecosse'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-5570838458891003879</id><published>2007-07-30T02:30:00.000+02:00</published><updated>2007-08-28T19:14:58.978+02:00</updated><title type='text'>1974 - octobre - CNTE à la Courcelle</title><content type='html'>&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-5570838458891003879?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/5570838458891003879/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=5570838458891003879' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5570838458891003879'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5570838458891003879'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/courcelle-1974.html' title='1974 - octobre - CNTE à la Courcelle'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2402047240615894150</id><published>2007-07-30T02:20:00.000+02:00</published><updated>2007-09-24T10:31:35.414+02:00</updated><title type='text'>1975 - janvier - Lycée Mignet</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;Je suis arrivé au Lycée Mignet le 6 janvier.&lt;br /&gt;Je vivais dans une grande pièce avec mon frère, étudiant à la fac, au 7 rue de la Couronne. Nous étions à quelques pas du cours Mirabeau. J'avais avec moi mon chien. Jeff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fréquentais essentiellement les amis de mon frère. Mais il contracta une hépatite virale qui provoqua son hospitalisation et donc son départ le 10 février. Je restais seul jusqu'au 7 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lu "Principes élementaires de philosophie" comme une révélation.&lt;br /&gt;Je m'interessais à tout ce qui bougeait dans le tiers monde. J'étais aussi interessé par la conférence de René Dumont sur le Bangladesh que sur les mouvement pro-chinois.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J'adhérais à Amnesty International puis à l'AAFC. Surmontant les contradictions. &lt;strong&gt;René Zara&lt;/strong&gt; pris soin de ma formation politique. Il travaillait au lycée Vauvenargues et était très present dans le suivi des mouvements lycéens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;br /&gt;Je dévorais les essais et livres scientifiques comme : "La double hélice" de Watson et Crick, "La logique du vivant" de Jacob, "Le hasard et la nécessité" de Monod, mais aussi "Atome de A à Z", le "Guide des Médicaments", "Les origines de la vie", "La biologie cellulaire", "La physique de l'acupuncture", ....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du lycée je n'en ai guère de souvenir. Je surfais sur le mouvement lycéen toujours en révolte contre la réforme Haby. Cotoyais l'Uncal, fis faire grève le 6 mars et manifester le 13. Et encore le 20. Juste avant les vacances de Paques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous fétâmes le 17 avril la "libération de Phnom Penh" par le Grunk... puis celle de Saigon, quinze jours après. Le recul fait frémir. En mai, j'adhérais à Amnesty International.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais un compagnon qui se passionnait d'ésotérisme. Curieux je suivis avec attention ces délires. D'un autre, membre des JC, je me souviens qu'il fut mon plus régulier protagonsite dans les vives discusions politiques que nous pouvions avoir alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de révision pour l'oral du bac je passais le week end du 21 juin, avec Marie à la Gayolle. Pour mon plus grand bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai quelques noms et adresses de cette année 75, mais je ne sais plus comment leur attribuer un souvenir, une image, une correspondance neuronale plus consistante. D'Aix sans doute :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;&lt;strong&gt;Milsky, Voltière, Dominique Lenuz, Pascal Rouillard,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Elisabeth Gay, &lt;a href="http://copainsdavant.linternaute.com/membre/340205/3830377460/philippe_grigri/"&gt;Philippe Grigri&lt;/a&gt;, Zidi Heidi,&lt;/strong&gt; et d'ailleurs &lt;strong&gt;Thierry Maeschner&lt;/strong&gt; (Reims), &lt;strong&gt;Olivier Lhoste&lt;/strong&gt; (Issy), &lt;strong&gt;Annick Lepoudère&lt;/strong&gt; (St Quentin), &lt;strong&gt;Brice Durelle&lt;/strong&gt; (Paris), &lt;strong&gt;Elisabeth Grand, &lt;/strong&gt;J&lt;strong&gt;acques Colom&lt;/strong&gt;, ....&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2402047240615894150?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2402047240615894150/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2402047240615894150' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2402047240615894150'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2402047240615894150'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/aix-1975.html' title='1975 - janvier - Lycée Mignet'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-2988826383601142224</id><published>2007-07-30T02:15:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:39:25.030+02:00</updated><title type='text'>1975 - Paques - Portsmouth</title><content type='html'>Du 23 mars au 6 avril 75, je suis parti en stage linguistique en Angleterre. Avec EHH.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ultime tentative d'expression anglaise avant le bac.&lt;br /&gt;Ma famille d'accueil s'appelait &lt;strong&gt;Jupe&lt;/strong&gt; et habitait 90 Ebery Grove - Copnor - Portsmouth - Hants.&lt;br /&gt;Je ne me souviens ni d'eux, ni de Portsmouth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bu beaucoup de Guinness et quelques Double Diamont avec &lt;strong&gt;Emmanuel Corret&lt;/strong&gt;, le "moniteur", notamment à la santé des Khmers Rouges et des Vietminh aux portes de Saigon. Mangé des fish &amp;amp; schips, joué au bowling, flané dans et aux abords d'Hyde Park avec &lt;strong&gt;Marie Lise Bideau&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Françoise Floch&lt;/strong&gt; de Douranenez. Elle m'avait prété un livre de Prévert. Il faudrait que je lui rendes. Et &lt;strong&gt;Anne Sylvie Paulat (3 février ...),&lt;/strong&gt; de Chelles. Nous nous sommes réchauffés sur la plage glaciale, nuit et crachin, la veille du départ. Je la revis avec bonheur l'été suivant. Et quelques temps encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai gentiment acheté sur le bateau de retour une bouteille de Glen Fiddish pour mon père. Je n'ai pu refusé à l'un de mes compagnons de l'ouvrir pour qu'il y goutte. Il y a trempé les lèvres, j'ai fini le reste. Ma mémoire a définitivement occulté comment je suis parvenu à passer du ferry au train et pourquoi je me suis almors retrouvé assis sur les genous de quelque fille accorte mais que je ne connaissais pas. Mes parents m'attendaient à la gare du Nord et je n'avais pas competement dégrisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas avoir beaucoup amélioré mon anglais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-2988826383601142224?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/2988826383601142224/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=2988826383601142224' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2988826383601142224'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/2988826383601142224'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/porthmouth-1975.html' title='1975 - Paques - Portsmouth'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-8092277848207395863</id><published>2007-07-30T02:10:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:40:00.276+02:00</updated><title type='text'>1975 - juin - Baccalauréat</title><content type='html'>Il y avait trois élèves dans ma classe de Terminale D qui étaient joués perdant pour le bac. A cent contre un. Dont moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le proviseur avait profité de ma présence au secrétariat pour me lancer quelques jours avant la fin des cours : &lt;em&gt;"Ce n'est pas la peine de venir retirer un dossier pour votre prochaine terminale, je ne vous prendrais pas !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon professeur principal (et d'histoire) m'avait, elle, gratifié d'une observation rare et assassine sur mon dossier : &lt;em&gt;"Cet élève ne doit pas réussir son bac".&lt;/em&gt; Règlement de compte indigne de nos quelques altercations idéologiques en cours où je finis par être interdit de paroles puis de présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je révisa faussement mon bac. On ne rattrape pas des années perdues en quelques semaines.&lt;br /&gt;Je renonçais à me présenter à l'épreuve facultative de &lt;strong&gt;dessin&lt;/strong&gt; le 21 mai. Négligence coupable.&lt;br /&gt;Je commençais par l'&lt;strong&gt;athlétisme&lt;/strong&gt; le 27 mai et la &lt;strong&gt;natation&lt;/strong&gt; le 30. Cet effort me valu 12. C'était bien payé pour quelqu'un dont les professeurs de gym des années passées n'avait connu que le nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'écrit qui suivit fut au mieux fastidueux au pire déséspérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La matinée du mardi 16 juin s'ouvrit par quatre heures de &lt;strong&gt;philo&lt;/strong&gt;. Je réussis là à avoir 11 en ne citant aucun auteur et en traitant le dossier sous un angle plus scientifique que philosophique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'après midi, l'épreuve de &lt;strong&gt;physique-chimie&lt;/strong&gt; fut plutôt une "bonne" surprise&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; J'eus finalement 8 points là où je craignais pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 17, l'épreuve de &lt;strong&gt;maths&lt;/strong&gt; fut à la hauteur du désastre attendu&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Le problème, irrésolvable. Les exercices, à l'encan. J'étais incapable d'aligner un quelconque début de résolution qui commençait, nécessairement, par un postulat, un théorème ou une équation remarquable dont je ne connaissais, de mémoire, aucun des secrets. Je ne dus mon salut, provisoire, c'est à dire l'absence d'un zéro éliminatoire, qu'à l'artifice d'une anti sèche. Celle-ci me permit de reproduire la formule nécessaire à la résolution du second exercice. Je ne fis pas la suite mais cela m'apporta deux points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminais l'après midi par les &lt;strong&gt;sciences naturelles. &lt;/strong&gt;Elles me firent défaut&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; J'aimais et maitrisais cette matière. Mais je tombais en plein sur un sujet de début de programme jamais appris (je n'avais pas fait de premier trimestre) et que notre professeur avait négligé de nous faire réviser tant il lui semblait improbable. Je n'eus que 12 et c'était pour moi très décevant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attendis les résultats avec la fatalité qui accompagne les condamnations annoncées sans recours de grâce possible. A ma seconde épreuve de français, l'an passé, j'avais eu 12 à l'écrit et 14 à l'oral. Mais c'était un bac D c'est à dire maths et sciences en coefficients majeurs. Pas suffissant pour compenser. Surpris, j'eus 8,01 ! C'est à dire assez pour aller me présenter à l'oral et, bien entendu, pas assez pour espérer le bac au final. Tant ces notes n'étaient pas en soit un accident mais bien le reflet de mon niveau scolaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Le week-end suivant, je pars à La Gayolle, rejoindre Marie. Et il est certain que j'avais d'autres attentions alors que de préparer mon oral à venir !&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 2 juillet, je partis à l'oral avec la résignation de celui qui se doit, au moins, de boire son calice d'amertume jusqu'à la lie. L'ambiance était plus mouvementée que pour l'écrit. Nous attendions nos tours dans les couloirs, nous tous dont les destins n'étaient pas encore fixés et qui allaient dépendre, pour partie, de quelques fortunes incertaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un attroupement se fit. Je compris qu'il s'agissait de la secrétaire du jury auprès de laquelle chacun s'inquiétait de son propre dossier. Je m’approchais. Je me trouvais juste dans son dos, quand elle s'exclama &lt;em&gt;"Mais enfin vous pensez bien que je ne connais que les dossiers vraiment très particuliers".&lt;/em&gt; Goguenard, je lui mentionna mon nom à l'oreille, souhaitant qu'il ne lui dise rien. &lt;em&gt;"C'est vous !"&lt;/em&gt; me dit-elle en se retournant. &lt;em&gt;"Ben mon vieux, ils ne vous ont pas loupé. Allez, bon courage !"&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attendais pour l'épreuve de &lt;strong&gt;maths.&lt;/strong&gt; J'étais effondré. Pressé d'en finir. A 14h, je me présentais le premier à l'ouverture de la porte. Je piochais un sujet. Fit la moue. Déclina l'aimable proposition de retenter ma chance. M'installa à ma table. C'était une résolution de fonction. J'ignorais la formule nécessaire. Quelques minutes vides passèrent. Etant le premier de l'après midi, le professeur en attente vint s'enquérir de mon évident blocage. A défaut il me proposa de venir néanmoins tenter cette résolution au tableau. Et nous fîmes l'exercice ensemble. Feuilletant mon dossier scolaire il m'interrogea sur mon trimestre de l'an passé à Arago. Il me demanda le nom de mon professeur. Monsieur Gros. Il sourit. C'était un excellent ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le professeur de math qui m'interrogeait à Aix, avait pour meilleur ami le seul professeur qui m'avait mis, juste un an auparavant, à Paris, la meilleure moyenne de maths que je n'avais eu de toutes mes années lycées : 18. Il tenta de comprendre. Je ne me fis pas prier deux fois. J'évoquais ma scolarité hachée, l'absence total de premier trimestre de terminale, mes parents absents. Je m'appuyais en toute mauvaise fois sur la chronologie de mes notes de cette année 4, 6, 8 pour illustrer mes efforts pour remonter la pente. Ma mauvaise fortune d'être justement tombé à l'écrit sur ma partie de programme manquante... Sa perplexité était palpable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tenta de me repêcher. Il me proposa de dessiner au tableau quelques fonctions usuelles.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"1 sur x, s'il vous plait".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je traçais avec une lente application abscisse et ordonnée. Et dessinais la courbe.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"x au carré".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je fis de même.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"x au cube".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je m'appliquais encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"C'est parfait. ! Vous voyez que vous savez des choses !!"&lt;/em&gt; s'exclama t-il ravi.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Ben, non, je ne les connaissais pas plus que le reste".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Impossible, vous avez tout juste...."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Ben pendant que je traçais les axes, j'ai rapidement calculé quelques points remarquables et j'en ai déduit aussitôt la courbe"&lt;/em&gt; m'excusais-je.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il resta coi. Sans doute était ce l'une des rares fois de sa vie d'enseignant où un élève venait de réfléchir à ce qu'il faisait plutôt que de restituer fidèlement, mais mécaniquement, son savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'avais aucun génie, juste pris l'habitude de recalculer vite par défaut de connaitre quoi que soit de mémoire, jusqu'à mes tables de multiplication.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps était largement dépassé, l'élève suivant était ravi de bénéficier de plus d'un quart d'heure de réflexion. Il reprit mon dossier. Revit cette note de 2 à l'écrit, et me demanda &lt;em&gt;:&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Combien vous espériez avoir à l'oral"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Un peu plus"&lt;/em&gt; répondis-je modestement.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Hélas, cela ne vaut pas plus de deux"&lt;/em&gt; dit-il désolé.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Je comprends"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussitôt commencé mon oral, cette première épreuve en signait la fin. J'aurais pu partir. Mais je fais souvent le dos rond face aux difficultés. Je suis resté sur le bateau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;strong&gt;anglais,&lt;/strong&gt; j'avais, refusant de passer à coté d'une improbable chance, décidé deux jours avant d'apprendre au moins un texte. Allez, juste un texte quoi ! J'ai lu celui de Martin Luther King "&lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/I_have_a_dream"&gt;I have a dream&lt;/a&gt;". Et sa traduction. En salle le professeur me dit "V&lt;em&gt;ous avez un texte préféré?"&lt;/em&gt; Je crains le piège. Je joue le dubitatif. Je la voix prête à choisir pour moi. Je tente. &lt;strong&gt;"&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Peut-être : I have a dream".&lt;/em&gt; Mon ton est neutre, censé faire croire que ma maitrise des textes est uniforme. &lt;em&gt;"Bien".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant mon quart d'heure de préparation, je réussis à reconstituer une version qui a défaut d'être littérale en traduisit tout au moins le sens général ! Puis dans le jeu des questions-réponses, l'écart entre mon apparente compréhension à l'écrit et mon hésitation à l'oral passe pour de l'émotion. Je le sens, j'en joue la confirmation. Mon intérêt réel sur le fond du texte se perçoit. Peut-être passe-t-il pour de la bonne volonté. J'obtiens, mais ne le su que plus tard, 12. Inespéré !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;strong&gt;histoire,&lt;/strong&gt; je piochais &lt;em&gt;"Qu'est ce qui dans l'armistice de la guerre de 14-18 contient les germes de la seconde guerre mondiale ?"&lt;/em&gt;. J'aimais bien le programme d'histoire. Puisqu'il s'agissait de celle de notre siècle. Mes engagements politiques m'avaient amenés à en approfondir les arcanes. Pour le plaisir. Mon aimable professeur me prévint d'emblée &lt;em&gt;"Pas de date, pas de chiffres, mais des faits et du sens !".&lt;/em&gt; J'exultais de bonheur, je ne risquais pas de la décevoir sur ce point.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En &lt;strong&gt;géographie&lt;/strong&gt;, je piochais &lt;em&gt;"La plaine du Pô".&lt;/em&gt; A peine savais-je que c'était en Italie ! J'aperçus un bout de carte à moitié recouvert sur la table. D'un mouvement anodin je le déplaçais judicieusement à porté d'un regard en biais. Je n'étais pas encore myope. Pendant ce temps, j'inventais la plaine du "Pô". Elevages ? &lt;em&gt;"Ovins, bovins".&lt;/em&gt; Que pouvait-il y avoir d'autres ? Agriculture ? Je me souviens encore de ma réponse. Elle est sortie toute seule, comme reviens le seul le seul vers entier d'un poème dont on a perdu la strophe : &lt;em&gt;"Blé, mais, orge".&lt;/em&gt; Cela sonnait bien, comme une rime riche. Etait-ce approprié ? Cela avait l'air de passer. Energie ? Le pétrole et le charbon me semblait improbable et l'hydroélectrique plus appropriée à une plaine quelle qu'elle fut. Banco ! Capitale ? Je percevais sur le nord de la carte, une seule ville symbolisé par un gros carré noir. Je fins par réussir à lire, et donc à répondre, en toute méconnaissance de cause &lt;em&gt;"Milan".&lt;/em&gt; Super banco ! Industrie ? Aie ! Ni l'imagination ni la topographie ne m'étaient plus d'aucun secours. Je balbutiais quelque ineptie. Fiat, Ferrari et les autres m'étaient inconnus.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Mais enfin l'industrie automobile"&lt;/em&gt; me dit-elle. &lt;em&gt;"Turin".&lt;/em&gt; J'en convins volontiers, comme d'une évidence qu'il n'était pas utile de rappeler. Avec une mauvaise foi terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin elle s'enquit elle aussi un peu plus précisément de mon dossier scolaire. Sa bonne impression était contredite par les notes et commentaires de sa collègue. Nous en discutâmes. Je découvris à quel point le monde enseignant était un petit monde où tous se connaissait, s'appréciait ou... se détestait. Elle détestait ma prof d'histoire. Situé à l'opposé de ses convictions idéologiques, de ses méthodes pédagogiques et sans doute de bien d’autres choses. Et quelqu'un qui avait eu tant maille à partir avec celle-ci ne pouvait être que quelqu'un de bien, doublé du statut d'une injuste victime. Je n'ai pas alors perçu dans cet échange de quelques mots toute la tournure qu'était en train de prendre mon avenir. J'eus 14 en histoire-géo. Là aussi je ne l'appris que plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je terminais par la &lt;strong&gt;biologie&lt;/strong&gt;. J'avais eu 12 à l'écrit et personne ne comprenait pourquoi je ne tentais pas de rattraper la physique chimie où je n'avais eu que 8. Or j'étais très content de ce 8 inespéré et déçu par contre de mon 12 accidentel. Ce choix, rare, surpris également le professeur qui m'en demanda la raison. "J'ai eu quinze de moyenne cette année, malgré des conditions difficiles. Je les vaux". Je lui expliquais les raisons de ma note écrite : un exercice intégralement blanc auquel il ne m'était pas possible de répondre. Il m'interrogeât sur la cellule, les mitochondries, l'appareil de Golgi. J'adorais ça ! J'ai bien eu mon finalement mon 15. Et tout ceux qui avait opté pour l'oral de Physique-Chimie ont été terriblement déçu de la sévérité du contrôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'eu qu'un jour d'attente. Celui où l'on échafaude, obligé, deux avenirs possibles. Me projeter en fac était d'une présomption que je n'osais pas mettre en œuvre. M'imaginer redoubler ma terminale m'était insupportable. Je ne connaissais pas mes notes d'oral et ne pouvait que me perdre en conjectures. J'essayais de ne penser à rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que mes pas me rapprochaient du mur sur lequel on était en train d'afficher les résultats, je croisais le professeur de sciences naturelles qui m'avait interrogé. Mon sourire aimable et poli de ma part n'attendait pas de réponse particulière.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Alors, vous l'avez eu votre bac, bravo !"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Etonnante familiarité de la part d'un professeur qui ne pouvait retenir l'élève qu'il rencontra, juste un quart d'heure parmi tant d'autres. Erreur sans doute. Mais je ne pus m'empêcher de croire soudain à l'impossible.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Et avec mention !".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Là je n'eu plus de doute. Il se trompait d'individu. Et je lui en voulais d'avoir fait battre ce fol espoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'approche de l'essaim d'abeilles butinant les listes affichées, je reconnu la secrétaire du jury qui s'extirpait de cette foule avide. Elle aussi me reconnu. J'étais incrédule de cette soudaine notoriété.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Alors vous l'avez eu votre bac"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- "...!? "&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- "Et avec mention...."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais l'impression d'être ailleurs, de me mouvoir dans un univers parallèle, forcement distinct de la réalité. La dure, celle qui fait toujours mal. Je bousculais la foule, vint à la recherche de mon nom, de ma ligne, et du verdict. "Bac, mention AB" ! Mention AB ? Mon cerveau n'arrivait pas à accepter ce que mes yeux lisaient et il lui fallu plusieurs confirmation de leur part pour l'en convaincre. Je rattrapais aussitôt l'aimable secrétaire. Qui d'ailleurs gentiment m'attendait, devinant mon incrédulité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Votre dossier est passé devant le jury. Les professeurs ont unanimement considéré que vous aviez été injustement saqué durant votre terminale et vous ont accordé les quelques centièmes supplémentaires vous permettant d'avoir la mention !".&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mention soit, mais mes calculs ne me permettaient certainement pas d'atteindre 10. Alors presque 12 ... ? Elle se souvint de quelques notes, dont la plus stupéfiantes :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;-"Vous avez 11 en maths !"&lt;/em&gt; me dit-elle en réponse à ma question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Onze ! Il m'avait mis onze. Ce professeur que je ne connaissais pas avait fait le pari de me noter sur ce qu'il pensait que j'aurais du être et non sur ce que les circonstances avaient fait de moi. Je ne connais pas son nom, bien sur. Mais je sais que je lui mon bac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais pas non plus le nom de ces autres profs, d'histoire-géo, d'anglais, de sciences, qui tous les trois ont exprimés tant d'attention et d'empathie à mon égard. Mais je leur doit cette mention et une intense satisfaction de fin de scolarité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous étions trois à ne pas devoir avoir le bac cette année là dans ma classe dont moi.&lt;br /&gt;Et nous ne fûmes que trois à avoir une mention, dont moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puérile mais bien agréable satisfaction de pied de nez à une classe dont je n'ai gardé, étonnament au regard de mes reflexes passés, aucun nom, aucune trace, aucune adresse. Cette année de terminale, je l'avais traversé sans la voir. Et presque sans l'avoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir ce bac qui finalement ne me servit a rien. Ce n'est pas son obtention qui m'offrit la grâce. Au moins fit-il la satisfaction de mes parents. Et la mienne en conséquence. Heureux de les libérer tout autant que moi de cet incertitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain 4 juillet, je partais à Paris. Je ne suis jamais revenu à Aix, et je n'ai jamais retiré mon beau diplome.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-8092277848207395863?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/8092277848207395863/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=8092277848207395863' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8092277848207395863'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8092277848207395863'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/baccalaurat-1975.html' title='1975 - juin - Baccalauréat'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-4207593241422536197</id><published>2007-07-30T01:50:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:40:47.190+02:00</updated><title type='text'>1975 - juillet - Paris : Plus belle la vie</title><content type='html'>Aussitôt passé mon bac je suis "monté" à Paris.&lt;br /&gt;En effet où aller ? Je voulais être médecin.&lt;br /&gt;Genre french doctor baroudeur humaniste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est encore Paris que je connaissasi le moins mal.&lt;br /&gt;Paris qui était la ville la plus suceptible de voir passer entre deux voyages, deux séjours, deux jobs, mes parents, mes frères, et tout autre connaissance dispersée.&lt;br /&gt;Paris aussi où je pouvais espérer entrer en fac avec Sylvie qui envisageait la même voie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cherchais tout de suite un job pour gagner un peu de sou pour mes vacances d'août.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 7 juillet j'étais embauché au Carré Thorigny comme machiniste. Grace à l'entremise de &lt;strong&gt;Michelle Bettler&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un beau nom de métier, machiniste : "&lt;em&gt;Ouvrier qui s'occupe des machines, des changements de décors et des trucages au théâtre&lt;/em&gt;." Finalement, je suis resté machiniste toute ma vie. Je change régulièrement les décors et effectue quelques trucages. Avec le temps j'ai même fini par faire de la figuration sur scène puis à jouer les doublures de premier rôle. Bientôt peut-être aurais-je mon propre nom en bas de l'affiche.&lt;br /&gt;Comédiante ! Tragédiante ! Théâtre de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, j'étais homme à tout faire. Nous préparions les décors en menuiserie pour le festival d'Avignon. J'aimais bien le travail du bois. C'est vivant le bois. J'aimais bien l'ambiance, ouvrière et culturelle. Le bistrot du coin. Le casse dalle partagé. Le vin. J'y ai appris quelques leçons essentielles. Par exemple que l'on ne visse pas les vis : on les clou d'abord. Mais pas à fond, on se garde l'espace de deux tours de vis. Economie d'effort et efficacité. Philosophiquement c'est très important. Il y a plein de gens dans la vie qui s'éreintent à viser et à viser, à suer et pester sur leurs ampoules quand il serait si simple de donner un grand coup de marteau. Il y a plein d'autres gens aussi qui tapent aveuglement, sans discernement, sans limite, quand un simple tour de vis final donnerait à leur œuvre toute l'efficacité qui leur fait défaut. C'est important de ne pas s'en tenir aux apparences premières, aux fausses évidences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était pas tant les representations qui nous occupaient que la construction des décors pour le Festival d'Avignon à venir où devait se produire la troupe de Sylvia Monfort. J'aimais beaucoup ce travail. J'y apprenais, auprès de mes compagnons ouvriers bien plus aguerris, toutes les ficelles de la menuiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce mercredi 16 juillet, ma journée finie, je m'engageais sur le boulevard de Sébastopol. En aval du carrefour et de son passage "protégé". Protection plus juridique que factuelle mais qui allait me faire défaut. Je ne sortis de l'hôpital que le 8 août suivant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était 19 heures. Piéton vers son métro. Embouteillage. Voiture à l'arrêt. Feu rouge au lointain. Cap sur la diagonale. Pied sur la chaussée. Trop tardif instant de lucidité : la voiture sur ma gauche n'était pas à l'arrêt mais en pleine accélération. Choc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime cet instant où l'esprit se détache du corps. Où l'on devient le spectateur éthéré d'une scène violente où l'on joue le premier rôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le spectacle fut de qualité. Je sentis précisément le pare choc frapper la jambe. La jambe s'arrondir au-delà de ses articulations, épouser les chromes. Le corps s'alléger, épouser les tôles. Rouler, heurter, briser, s'envoler, atterrir. Se figer. Silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime cet instant, qui suit l'instant qui aurait pu être fatal. Je n'ai pas attendu pour avoir mal. J'ai senti comme une seule vague qui, de toutes les parties de mon corps, affluait vers ma jambe, puis, brisée tel un ressac sur son roc, fut refoulée dans une goulette étroite remontant jusqu'à mon cerveau pour éclater en un geyser de sensations nouvelles et… douloureuses. Puis les pulsations régulières d'une onde émise du cœur de ma jambe, comme d'un caillou tombé sur l'eau calme. Quelques ronds dans l'eau valent mieux que l'eau-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais seul. Sans témoin. Sans secours attentifs. Enfant dans un monde d'adulte. Piéton coupable d'agression caractérisée sur une voiture innocente. J'étais dos au trottoir (dos au mur ?) D'instinct, je m'étais légèrement déplacé pour me caler à l'abri dans le caniveau, portant ma jambe brisée de ma jambe valide. Je ne voyais pas la foule. Je l'entendais manifester sa curiosité : "&lt;em&gt;Est-il mort ?" "Vous avez vu, le sang ?"&lt;/em&gt; &lt;em&gt;"Quelqu'un a-t-il appelé une ambulance ?"…&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment font-ils pour observer ainsi sans agir ? Je sentais un liquide chaud et sirupeux s'écouler le long de mon bras, goûter sur mon visage : mon sang. Les pompiers sont arrivés les premiers, monstrueusement malhabiles : l'un d'eux me souleva la jambe brisée par son extrémité. C'était un vrai gag de comédie : je pris le parti d'en rire. Cela faisait très mal : je ne contins pas mes larmes. Le Samu vint me délivrer de ces gentils barbares. Jusqu'à l'heure de la délivrance anesthésique du lendemain matin, je conserva ce tangage entre rires et larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rire c'est une seconde nature chez moi. Très très intérieure et rarement partagée. Qui peut croire que j'aime rire ? Je suis si sérieux d'apparence. Réfléchis, compliqué, pas spontané. Tout de noir vêtu. J'aime rire. J'aime me moquer de moi, du spectacle que je me donne, de l'inanité de toutes choses que je fais mais aussi sourire de le faire malgré cela. Je ne sais pas partager cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Douce initiation au doux amer de l'existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La maîtrise de la douleur a depuis longtemps été pour moi une occasion forcée et parfaitement acceptée de maîtrise de soi : chacun de mes accidents les plus significatifs fut une opportunité et vécue comme telle. Cela pris racine lors de mes premiers accidents d'adulte qui me confrontèrent d'abord et surtout à la solitude et donc au fait de ne pouvoir d'abord que compter sur soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus ample d'entre eux fut celui-ci. Arrivé seul à l'hôpital, sans que nul proche ne fut à prévenir (j'étais seul à Paris, j'avais récupéré la location de la rue des Lyonnais), je me retrouvais parqué vers 21 heures dans une chambre éteinte en compagnie de deux autres lits occupés par des victimes moins récentes que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souffrais. Je tentais d'apprivoisé cette sensation. Je maîtrisais ma respiration.&lt;br /&gt;Je détachais ma pensée de mon corps. Je scindais en deux parties distinctes mon cerveau : d'une part celle du ressenti d'autre part celle de l'observé. Inconscient et conscient. Actes réflexes et actes réfléchis. Chacun chez soi. Je m'observais. J'analysais "froidement" cet élancement dans ma jambe, cette richesse de sensations multiples : là une brûlure, ici des coups sourds, plus loin un déchirement, plus tard des tremblements. Une rythmique régulière s'installait. Cela commençait par une dispersion confuse, puis une perception progressivement plus distincte de chacune de ses sources de sensations puis de leur fusion en un tout puissant qui montait à l'assaut de ma capacité de contrôle, je hoquetais doucement de pleurs jusqu'à être submergé dans un ébranlement tellurique qui libérait l'expression de ma douleur et me secouait d'un violent sanglot trop longtemps contenu. L'instant d'après, j'éclatais sobrement de rire de me voir ainsi le jouet de mon corps. Je reprenais momentanément le contrôle : Cela re-commençait par cette perception d'une dispersion confuse progressivement plus distincte …Une nuit entière ainsi, alternant les sanglots de mon corps et les rires de mon âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'eus l'occasion d'une "pause".&lt;br /&gt;L'histoire est connue, je me suis longtemps délecter de raconter cet épisode à faire frémir les chaumières et à me convaincre moi-même d'avoir eu à supporter cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sentis très vite une poisse désagréable imprégner mon flanc : je saignais. Suffisamment pour baigner ma literie. Je pressais ma sonnette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Solitude. J'ai souvent pressé cette sonnette durant trois heures. D'abord parce que je fut inquiété à mon arrivée par les gémissements d'une chambre voisine : une frêle voix, âgée et féminine, chevrotait, suppliante :&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;A l'aide, à l'aiiiiide…". Silence.&lt;br /&gt;"A l'aide…". Silence.&lt;br /&gt;"A l'aideeeeeee……!".&lt;/em&gt; Silence.&lt;br /&gt;Cela use les nerfs ! L'infirmière vint enfin, longtemps après. Elle m'expliquât que la femme d'a coté tombait régulièrement de son lit et que son impotence (elle était plâtrée) l'empêchait d'y remonter. Elle n'allait pas venir à chaque fois, tout de même ! (Ah bon). J'en profitais pour lui quemender un anti-douleur. Sa promesse ne fut suivie d'aucun effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je résonnais plus tard. Ma douleur toujours plus insupportable, la reprises des appels à l'aide de la chambre voisine, enfin, mon flanc figé dans mon sang (ou mon flanc dans son sang figeant…) m'offrait trois bonnes raisons d'insister. L'infirmière devait en avoir plus encore pour ne pas venir. Je ne la vis que vers 22 heures trente. Dans une situation où chaque minute passée est un calvaire, c'est long. Paradoxalement, je fus rassuré que mon état l'inquiétât, j'allais peut-être bénéficier d'une attention particulière…. Pourtant je ne la revis plus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une heure plus tard, une assistante de soin survint. Ayant pris son service depuis 23 heures, elle éteignait progressivement toutes les lumières rouges clignotantes au-dessus des chambres, signes d'autant d'appels à l'aide laissé en suspend par l'équipe précédente. Vint donc mon tour. Son sérieux et son amabilité ne firent qu'un. Réconforté et pris en charge, j'étais une demi-heure plus tard pris en charge en salle de soins. Mon bras gauche était en fait entaillé de trois grandes coupures, résultat de l'éclatement du pare-brise par l'appui brutal de mon coude lors de ma voltige au-dessus du taxi. Que cela put échapper au médecin lors de mon arrivée à l'Hôpital ne sera pas le pire de ce qui arrivât en 24 heures dans cet hôpital. Nous n'étions pourtant pas dans un dispensaire de brousse, mais à l'Hôpital Rothschild dans le XIIe arrondissement de Paris en 1975…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En salle de soins je fus pris en main par un pauvre externe, abandonné à lui-même par les infirmières de garde plus expérimentées que lui, mais qu'il avait visiblement réussit à se mettre à dos et qui venaient de décider de le laisser se débrouiller avec mon cas. Merci !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il entrepris donc de désinfecter et de recoudre mes plaies avec une incertitude d'autant plus extraordinaire qu'il ne me cachât guère son incompétence. Très gentiment, pour ne pas le vexer, nous entreprîmes à deux les soins nécessaires. Lui, tenant l'aiguille et moi le rassurant le plus possible. En effet, plus il s'inquiétait, plus il tremblait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avançait doucement, enfonçant lentement l'aiguille courbe dans mes chairs, puis celles-ci percées dans ce sens, tentait un nouveau percement de l'autre coté de la plaie pour en ressortir fil et aiguille. La peau se tendait, s'étirait, se déchirait un peu plus à la commissure des plaies, cédait enfin en un soulagement réciproque du médecin et de mes chairs. Je le félicitais et l'encourageais à poursuivre. Il y eut six points comme cela. Il gagnait un peu en dextérité et moi beaucoup en impatience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il réussit à faire du dernier point une apothéose. Celui-ci fait, il fut surpris par un petit lambeau sanguinolent coincé dans le repli des lèvres de la cicatrice. Discrètement, il pris sa pince à épiler, pensa résoudre le problème d'un petit geste lapidaire. Il fut surpris autant que moi de mon hurlement. C'était une veinule…Il était très contrit, tétanisé par son incurie, prêt sans doute, soit à s'évanouir, soit à fuir, mais en tout cas à m'abandonner à mon funeste sort. Je l'ai, là encore, gentiment pris en main, réconforté (Putain ! Et moi dont le cœur battait encore la chamade suite à sa torture), je lui ai conseillé de couper les deux points qu'il venait de faire, de réinsérer ce lambeau au fond de la plaie, de recoudre par-dessus, ce qui fut fait. Au moins, cela mit fin à toute hémorragie, et (même si ces cicatrices conservent un "charme" visible et quelques éclats de pare brise à l’intérieur ) je pus respirer à nouveau. Il va de soit que tout ceci ayant été fait sans aucune anesthésie locale, j'eus l'avantage d'oublier complètement les douleurs de ma jambe pendant tout cet épisode. Je retrouvais celles-ci avec ma chambre vers trois heures du matin. Je continuais à pleurer et rire en alternances jusqu'au sourire de mon infirmière qui vint m'inoculer mon anesthésiant vers six heures du matin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bienheureuse délivrance.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-4207593241422536197?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/4207593241422536197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=4207593241422536197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4207593241422536197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4207593241422536197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/paris-1975.html' title='1975 - juillet - Paris : Plus belle la vie'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-5792513066505941313</id><published>2007-07-30T01:40:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:41:19.080+02:00</updated><title type='text'>1975 - septembre - Vincennes</title><content type='html'>Je m'installe au 60 rue de la Dame Blanche, chez Madame Linke.&lt;br /&gt;La maison en face du bois de Vincennes.&lt;br /&gt;Jeff est heureux !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-5792513066505941313?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/5792513066505941313/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=5792513066505941313' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5792513066505941313'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/5792513066505941313'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/vincennes-1975.html' title='1975 - septembre - Vincennes'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-4939399517750564788</id><published>2007-07-30T01:30:00.000+02:00</published><updated>2007-09-24T10:47:36.906+02:00</updated><title type='text'>1975 - Octobre - Fac de Medecine</title><content type='html'>Je m'inscris en PCEM 1 . Université Paris Descartes - Necker Enfants Malades. Mes cours ont lieu rue des Saints Pères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début 76, je rencontre &lt;strong&gt;Catherine Gavinet&lt;/strong&gt; (8 décembre 56).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis aussi &lt;strong&gt;Alix Gomez&lt;/strong&gt; et sa mère &lt;strong&gt;Alix Lefevre&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son futur compagnon, Manu, &lt;strong&gt;Emmanuel David&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Et Patrick et quelques autres encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je milite beaucoup plus que je ne travaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le vendredi 26 mars 76 je descends en stop à Lyon voir Marie avant de poursuivre sur Aix avec elle. C'est l'époque plus riche de Allo-stop, qui suprime attente et incertitude mais qui contraint à une participation au frais 30F. Nous quittons Lyon le dimanche 28 mars. C'est l'application de la « première » heure d’été en France. Suite au decret d'application paru le 19 septembre 75 ! Nus passons toute la journée sans le savoir avec notre heure de décalage, conforme au décalage dans lequel nous nous trouvons sans doute nous-même.&lt;br /&gt;Olivier était encore à Aix, j’ai donc du dormir chez lui. Revu Jean Paul. Le lendemain Marie est partie à Brignoles, et moi je ne sais plus trop ce que j'ai fait alors jusq'uà mon retoure à Paris le samedi 3 avril.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le samedi 24 avril, il y a la célèbre manifestation de soutien aux immigrés contre les foyers Sonacotra. Je suis arrété, et molesté. Blessé au genou droit. Tendon atteind. Relaché à 4h du matin à Joinville le Pont. N'ayant plus aucun genou valide je ne pourrais plus jamais réaliser de genuflexion. Cela ne fera pas trop défaut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 22 juin je suis à nouveau opéré suite à mon accident de 75 pour me retirer mon clou intra medulaire dans le tibia gauche&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-4939399517750564788?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/4939399517750564788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=4939399517750564788' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4939399517750564788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4939399517750564788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/paris-76.html' title='1975 - Octobre - Fac de Medecine'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-8512965926130256823</id><published>2007-07-30T01:20:00.000+02:00</published><updated>2007-10-09T18:42:15.837+02:00</updated><title type='text'>1976 - juillet-août - Montevidéo</title><content type='html'>Je rejoins mes parents à Montevidéo. Pour un grand été en famille.&lt;br /&gt;Je vais y rencontrer &lt;strong&gt;Muriel Tiano&lt;/strong&gt; qui va bouleverser ma vie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-8512965926130256823?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/8512965926130256823/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=8512965926130256823' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8512965926130256823'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/8512965926130256823'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/montevido-1976.html' title='1976 - juillet-août - Montevidéo'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-7821151544354047492.post-4123334927375459194</id><published>2007-07-30T01:10:00.000+02:00</published><updated>2007-09-24T10:36:53.850+02:00</updated><title type='text'>1976 - Octobre - Ultimes sursauts</title><content type='html'>Je rentre à Paris dans le brouillard J'ai renoncé à poursuivre mes études de médecine dont le niveau m'est par trop inaccessible. Je ne retiens pas la suggestion de bifurquer vers la kiné qui ne me dit rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien ne me dit rien d'ailleurs. Nous avons évoqué une orientation de paysagiste, une autre de cuisinier. Je n'ose me laisser aller à mon penchant naturel qui eut-été alors de faire les beaux arts. Cela me semble à la fois trop "facile" et je ne me sens pas par ailleurs "talentueux".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'inscris à l'Ipesup pour préparer Sciences Po. Je m'en désinscris dans les huit jours ! Craignant trop de dilapider illégitimement un budget de scolarité hors de proportion avec les efforts que je me sens capable de produire pour ne pas atteindre in fine le niveau indispensable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par défaut je m'inscris aux Langues O. Dans une langue improbable. Nous sommes six en cours. c'est l'occassion de repartir à zéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trouve un trvail dans une société de libre service de gros "Echo", dans le 13ème. Manutentionnaire, 14 heures de travail par jour, je deviens carriste par necessité. Je bosse jour et nuit et j'entends le cliquet de chaque heures supplementaire qui tinte bientôt dans mon porte monnaie. Le 7 décembre, alors que je charge l'ultime carton de plaque de chocolat sur un linéaire de 20 metre de long et près de 3 de haut. celui-ci, soudain, ploie sous la charge. Se tord, explose. Je n'ai que 2 metres de recul...Chargés de deux tonnes de produits, les étagères et montants métalliques se disloquent, et s'abattent sur moi. Genoux à terre je sais que ma vie, alors, va s'arreter là. Et ben non ! Silence. J'ouvre les yeux. J'ai supporté le mitraillage des paquets et la tole, déchirée en deux, git de part et d'autre de moi. Seule ma chemise, coupé tout le long du dos par un "rasoir" témoigne que cela est passé à un cheveu. Je découvre que je ne suis pas déclaré. Je quitte ce boulot dans l'heure qui suit.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Antonio Chiappano&lt;/strong&gt; dit Nino, m'embauche trois semaines comme précepteur de son fils &lt;strong&gt;Guido&lt;/strong&gt;. Nous partons ensemble quelques jours à Berlin Est pour l'accompagner dans une mission. Ce trvail est un vrai cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous installoons provisoirement, Olivier et moi, chez Alix, passage du Chantier (12°), avant de trouver notre appartement définitif en octobre, rue Pétion (11°).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les 20 et 21 novembre je me rends au congrès d'Amnesty Intenational à Dijon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 19 décembre Jérome et Muriel arrivent de Montévidéo.&lt;br /&gt;Les 22 et 23 nous descendons tous à La Courcelle&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En janvier 77 je constate que, déjà, je décroche par rapport à mes petits camarades plus motivé. Se présente à moi une offre d'emploi à plein temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En février, je franchis le rubicond. Je cesse définitivement mes études.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier soir de ce premier jour de travail. Pour la première fois de ma vie, il me semble ressentir une liberté jamais éprouvée jusqu'alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nul n'attends rien de moi. Ma journée faite, parfaitement faite, je n'ai rien d'autre à faire que de ne rien faire si je ne veux rien faire ou faire ce que je veux si par extraordinaire j'avais enfin, grace à cet état, envie de faire quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce sentiment de culbabilité qui alourdissait mes épaules depuis tant d'années s'effondre à mes pieds. Je me sens léger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vingt ans. Je suis seul. Je suis bien. J'ai ma chambre. Mon travail. Ma paye. Mon droit. Ma liberté. Mon bien-être.&lt;br /&gt;Pour quelques jours encore...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/7821151544354047492-4123334927375459194?l=souvenancitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://souvenancitude.blogspot.com/feeds/4123334927375459194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=7821151544354047492&amp;postID=4123334927375459194' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4123334927375459194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/7821151544354047492/posts/default/4123334927375459194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://souvenancitude.blogspot.com/2007/07/1976-octobre-ultimes-sursauts.html' title='1976 - Octobre - Ultimes sursauts'/><author><name>Laurent</name><uri>http://www.blogger.com/profile/04728725710192631651</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='23' height='32' src='http://2.bp.blogspot.com/_yf9IzMqj694/SNO2qNNsZiI/AAAAAAAAAaU/WDLJhhO87_E/S220/Laurent+Pasteur+1968.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
